Frise chronologique
vers 1914
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
vers 1914 (≈ 1914)
Style Art Nouveau, architecte inconnu.
2 juillet 1992
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
2 juillet 1992 (≈ 1992)
Protection façade, toiture, perron et grilles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue et toiture ; perron d'accès ; piliers et grilles de l'entrée (cad. AD 248) : inscription par arrêté du 2 juillet 1992
Personnages clés
| Information non disponible - Architecte inconnu |
Auteur des plans, non identifié. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 32 rue Saint-Philomène à Toulouse est un exemple typique du style Art Nouveau, courant architectural qui s’est développé à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Construit vers 1914, il se distingue par ses encadrements de portes et fenêtres ornés de volutes entrelacées, ainsi que par des ferronneries décoratives soignées. Bien que l’architecte reste anonyme, son travail reflète l’esthétique organique et asymétrique caractéristique de cette période, mêlant fonctionnalité et ornements inspirés de la nature.
Le perron d’accès, initialement embelli d’une céramique orange et verte sur les balustres, a partiellement perdu cet élément décoratif au fil du temps. Malgré cette altération, la façade et la toiture, ainsi que le perron, les piliers et les grilles de l’entrée, ont été protégés par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 2 juillet 1992. Cette reconnaissance officielle souligne la valeur patrimoniale de l’édifice, témoin de l’essor urbain et artistique de Toulouse au début du XXe siècle.
La localisation de l’immeuble, dans le quartier Saint-Philomène, reflète l’expansion de la ville durant la Belle Époque, période marquée par un dynamisme économique et une modernisation des infrastructures. Les immeubles de cette époque, souvent destinés à une bourgeoisie montante, intégraient des innovations techniques et esthétiques, comme l’électricité ou les ascenseurs, tout en affichant un luxe discret à travers des détails architecturaux raffinés. Cet immeuble, bien que modeste par sa taille, incarne ainsi les aspirations d’une société en pleine mutation.