Propriété de Georges Mayer 1797–1811 (≈ 1804)
Marchand de fer, premier propriétaire identifié.
milieu du XVIIIe siècle
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Période de construction initiale documentée.
début du XIXe siècle
Rénovation de la façade
Rénovation de la façade début du XIXe siècle (≈ 1904)
Modification notable de la porte.
7 avril 1998
Classement des décors intérieurs
Classement des décors intérieurs 7 avril 1998 (≈ 1998)
Inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Décors de l'appartement du premier étage (cad. BE 131) : inscription par arrêté du 7 avril 1998
Personnages clés
Georges Mayer l'aîné - Marchand de fer
Propriétaire de 1797 à 1811.
Joseph Henry - Juge d'instruction
Propriétaire de 1815 à 1833.
Charles de Rosiers - Conseiller à la cour
Propriétaire après Joseph Henry.
Origine et histoire
L’immeuble du 9 rue Saint-Nicolas à Nancy, construit au milieu du XVIIIe siècle, s’inscrit dans le tracé médiéval de l’ancienne route reliant Nancy à Saint-Nicolas-de-Port. Bien que sa façade, remaniée au début du XIXe siècle, passe inaperçue, son hall d’entrée abrite un escalier en fer forgé orné de motifs rocaille, menant à l’un des intérieurs du XVIIIe siècle les mieux conservés de la ville. Ce bâtiment illustre l’évolution urbaine de Nancy, où les maisons du siècle des Lumières ont souvent éclipsé les vestiges médiévaux.
Au premier étage, un vestibule carré distribue un appartement dont les pièces ont conservé leurs parquets, lambris et cheminées d’origine, typiques du style Louis XV. Les trumeaux peints, représentant des scènes galantes en camaïeu de grisaille et tons jaunes, ainsi que les moulures des lambris, témoignent d’un artisanat d’exception. Les premières traces de propriété remontent à Georges Mayer l’aîné, marchand de fer (1797–1811), suivi par Joseph Henry, juge d’instruction, et Charles de Rosiers, conseiller à la cour (1815–1833).
Les décors intérieurs de l’appartement, classés Monument Historique en 1998, contrastent avec la discrétion de la façade. La rue Saint-Nicolas, bordée d’édifices datés (comme les n°2 de 1738 ou n°8 de 1776), offre un panorama de l’architecture nancéienne du XVIIIe siècle, où les extérieurs ont souvent été privilégiés dans les protections patrimoniales. Cet immeuble révèle ainsi l’importance des intérieurs, souvent méconnus, dans l’héritage du siècle des Lumières en Lorraine.
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