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Immeuble à Paris 1er dans Paris

Immeuble

    11 Rue de Saintonge
    75003 Paris 3e Arrondissement
Propriété privée
Crédit photo : Ralf.treinen - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
2000
1617
Construction initiale
1626
Ouverture de la rue
2003
Découverte du plafond
31 mai 2017
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le plafond de l'appartement (lot n°8) de l'immeuble situé 11 rue de Saintonge (cad. AQ 38) : inscription par arrêté du 31 mai 2017

Personnages clés

Guillaume Cornuel - Notaire et secrétaire du roi Propriétaire de l’immeuble en 1621.
Blaise Pascal - Mathématicien et philosophe Vécut au n°13 de 1648 à 1651.
Maximilien de Robespierre - Homme politique révolutionnaire Logea au n°64 (1789-1791).
François Fortuné Guyot de Fère - Gérant du *Journal des artistes* Résidait au n°19 en 1832.

Origine et histoire

L’immeuble du 11 rue de Saintonge, dans le 3e arrondissement de Paris, s’inscrit dans le vaste projet de lotissement du Marais initié au XVIIe siècle. Construit après 1617 sous le nom initial de 7 rue de Touraine, il appartenait en 1621 à Guillaume Cornuel, notaire et secrétaire du roi. Ce bâtiment, divisé en plusieurs lots dès le XVIIIe siècle, illustre l’évolution de l’habitat parisien, passant de la demeure aristocratique à des logements multiples occupés par une population bourgeoise et artisanale aux XIXe et XXe siècles.

La particularité de cet immeuble réside dans son plafond à solives peintes, découvert en 2003 dans un appartement en fond de cour. Ce décor, dissimulé par des faux plafonds probablement installés entre le XVIIIe et le début du XIXe siècle, est un exemple remarquable de l’art de vivre des élites du Grand Siècle. Le plafond, typique des intérieurs bourgeoises ou nobles de l’époque, a été classé Monument Historique par arrêté du 31 mai 2017, soulignant sa valeur patrimoniale.

La rue de Saintonge elle-même, ouverte en 1626, s’inscrit dans le projet urbanistique d’Henri IV visant à créer une place de France entourée de rues portant des noms de provinces. Initialement segmentée en tronçons aux noms variés (rue de Touraine-au-Marais, rue la Marche), elle fut unifiée sous son nom actuel en 1851. L’immeuble du n°11, bien que transformé, conserve ainsi la mémoire de ce quartier historique, marqué par des figures comme Blaise Pascal (qui vécut au n°13 de 1648 à 1651) ou Robespierre (logé au n°64 en 1789-1791).

Au XIXe siècle, la rue accueillit des activités variées, dont la fonderie Rudier (n°45, 1880-1934), spécialisée dans la reproduction de sculptures, ou le Journal des artistes, dont le gérant François Fortuné Guyot de Fère résidait au n°19 en 1832. Ces traces rappellent le rôle du Marais comme foyer culturel et artisanal, entre héritage aristocratique et modernité industrielle.

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