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Immeubles, 46 Rue de la Boucherie à Limoges en Haute-Vienne

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Maison à pan de bois

Immeubles, 46 Rue de la Boucherie à Limoges

    46 Rue de la Boucherie
    87000 Limoges
Propriété privée
Crédit photo : Babsy - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction des bâtiments rue Charreyron
1775
Plan d’alignement des immeubles
1791
Décrets sur la liberté du commerce
4 octobre 1993
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Immeubles (cad. DY 107, 521, 522, 97) : inscription par arrêté du 4 octobre 1993

Personnages clés

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Origine et histoire

Les immeubles situés au 46 Rue de la Boucherie à Limoges sont un témoignage architectural des XVe et XVIIIe siècles. Ces deux maisons, dont l’une servait de boucherie et l’autre de triperie, figurent sur un plan d’alignement de 1775. Leur organisation reflète une spécialisation artisanale poussée, avec des espaces dédiés à chaque étape du travail de la viande : caves en tuf pour la conservation estivale, pièces obscures pour le suif, greniers pour le fourrage, et un système de ventilation sophistiqué sous les toits pour sécher cuirs et peaux.

La façade donnant sur la rue Charreyron, de style XVe siècle, contraste avec les devantures de la rue de la Boucherie, probablement aménagées après la Révolution. En effet, les décrets sur la liberté du commerce (1791) ont incité les bouchers à quitter les halles pour ouvrir des boutiques indépendantes. Ce changement explique l’évolution architecturale visible entre les deux rues, où les bâtiments de la rue Charreyron, plus anciens, conservent des traits médiévaux.

L’ensemble du quartier était conçu pour l’activité bouchère, comme en attestent les aménagements techniques encore visibles : galetas superposés sous les charpentes, caves creusées dans la roche, et espaces de stockage optimisés. Ces immeubles, inscrits aux Monuments Historiques en 1993, illustrent l’adaptation des espaces urbains aux métiers artisanaux, entre héritage médiéval et transformations révolutionnaires.

Leur protection en 1993 (cadastre DY 107, 521, 522, 97) souligne leur valeur patrimoniale, tant pour leur architecture que pour leur rôle dans l’histoire économique de Limoges. La localisation, bien que notée comme « passable » (5/10) dans les bases de données, reste un point d’intérêt pour comprendre l’urbanisme lié aux corporations au fil des siècles.

Liens externes