Construction édifice public romain Ier siècle av. J.-C. (≈ 51 av. J.-C.)
Probable *schola* liée à l’*Augusteum*
XVIIIe siècle
Construction des immeubles modernes
Construction des immeubles modernes XVIIIe siècle (≈ 1850)
Intégration des vestiges antiques
1955-1956
Premières découvertes archéologiques
Premières découvertes archéologiques 1955-1956 (≈ 1956)
Mosaïques et éléments marbres mis au jour
1983-1984
Fouilles de sauvetage
Fouilles de sauvetage 1983-1984 (≈ 1984)
Mise au jour mosaïques et sculptures
23 janvier 2004
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 23 janvier 2004 (≈ 2004)
Protection sous-sol et façades
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le sous-sol en totalité ; les façades et toitures des immeubles situés 1A ainsi que 1bis avenue Jean-Jaurès et 7bis rue Saint-Dominique (cad. DV 103, 104) : inscription par arrêté du 23 janvier 2004
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur historique
Origine et histoire
Les immeubles situés 1A et 1bis avenue Jean-Jaurès ainsi qu’au 7bis rue Saint-Dominique à Nîmes abritent des vestiges archéologiques majeurs, témoins de deux époques distinctes : l’Antiquité gallo-romaine et le XVIIIe siècle. Ces édifices modernes, construits au XVIIIe siècle, recouvrent les restes d’un bâtiment public romain du Ier siècle av. J.-C., probablement une schola liée à l’Augusteum, un sanctuaire impérial. Les premières découvertes remontent à 1955-1956, lors de travaux de voirie, révélant des fragments de mosaïques, corniches et colonnes en marbre. Ces indices suggèrent un édifice monumental, peut-être associé à un balneum (thermes) ou à un culte des eaux.
Les fouilles de sauvetage menées en 1983-1984, lors de la rénovation de l’immeuble AGF, ont confirmé l’importance du site. Elles ont exhumé des mosaïques ornées de frises et de motifs historiés, une tête masculine en marbre, ainsi qu’une statuette en bois représentant un Amour tenant une oie. Une inscription fragmentaire mentionnant « BALNE » renforce l’hypothèse d’un lien avec les eaux, bien que le plan complet de l’édifice antique reste inconnu. Le site, inscrit aux monuments historiques en 2004, illustre la superposition des époques, où des immeubles classiques préservent un patrimoine romain exceptionnel.
La localisation, à proximité du Quai de la Fontaine, place ces vestiges dans un quartier historique de Nîmes, autrefois cœur de la colonia romaine de Nemausus. L’ensemble, propriété privée, protège intégralement son sous-sol archéologique ainsi que les façades et toitures des immeubles du XVIIIe siècle. Ces découvertes offrent un éclairage précieux sur l’urbanisme antique et les pratiques culturelles de la Gaule romaine, tout en témoignant de l’adaptation des espaces urbains à travers les siècles.
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