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Manoir de Joué-du-Bois dans l'Orne

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir
Orne

Manoir de Joué-du-Bois

    58 Le Bourg
    61320 Joué-du-Bois
Crédit photo : Ikmo-ned - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1381
Premier aveu royal
2e moitié XVe siècle
Reconstruction du manoir
XVIIe siècle
Restauration post-guerres de Religion
1817
Comblement des douves
vers 1870
Ajout des ailes actuelles
14 août 1944
Bombardements de la bataille de Normandie
21 mai 1991
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portail d'entrée ; façades et toitures du logis et des deux tours d'angle carrées ; vestiges des deux tours d'angle circulaires ; cour d'honneur, avec l'ensemble des murs, des douves et des ponts qui la cernent ; jardin et son portail du XVIIe siècle (cad. H 366 à 368) : inscription par arrêté du 21 mai 1991

Personnages clés

Guillaume de Beaurepaire - Seigneur et propriétaire initial A rendu aveu du fief en 1381.
Ambroise de Beaurepaire - Reconstructeur du manoir Rebâtit le manoir à la fin du XVe siècle.
Jean Le Verrier - Seigneur du Champ-de-la-Pierre Propriétaire après les Beaurepaire.
Charles Langlois - Restaurateur du XVIIe siècle Répare le manoir après les guerres de Religion.

Origine et histoire

Le manoir de Joué-du-Bois, situé dans la commune du même nom dans l’Orne, est une demeure reconstruite à la fin du XVe siècle par Ambroise de Beaurepaire. Initialement conçu comme une plate-forme militaire quadrangulaire entourée de douves, il était défendu par sept tours, dont six subsistent aujourd’hui. Le logis, flanqué d’une tourelle d’escalier polygonale, conserve des éléments défensifs caractéristiques de l’architecture médiévale tardive.

Au XVIIe siècle, le manoir, alors propriété de Jean Le Verrier, est restauré après les dégâts subis lors des guerres de Religion. Charles Langlois mène ces travaux, transformant notamment les ponts-levis en ponts fixes. Des modifications majeures interviennent en 1817 (comblement des douves) et vers 1870 (ajout des deux ailes actuelles). Le 14 août 1944, le manoir est gravement endommagé lors des bombardements de la bataille de Normandie, nécessitant une nouvelle restauration.

Le manoir est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis le 21 mai 1991. Les éléments protégés incluent le portail d’entrée, les façades et toitures du logis, les vestiges des tours, la cour d’honneur avec ses douves et ponts, ainsi que le jardin et son portail du XVIIe siècle. Bien que non ouvert au public, il témoigne de l’évolution architecturale et historique de la Normandie, des conflits religieux aux restaurations modernes.

À l’origine, le manoir appartenait à la famille de Beaurepaire, qui en fit aveu au roi en 1381 pour le fief. Passé entre les mains de plusieurs seigneurs, dont Jean Le Verrier et Charles Langlois, il illustre les transformations successives d’une résidence seigneuriale, alliant fonctions défensive, résidentielle et agricole. Les communs de style Renaissance, aujourd’hui disparus, complétaient autrefois l’ensemble.

La tour carrée nord-est, reconvertie en four à pain en 1820, et les deux ailes ajoutées en 1870 reflètent les adaptations du manoir aux besoins et modes de vie des époques postérieures. Les douves, partiellement comblées, et les vestiges des tours rappellent son passé militaire, tandis que les restaurations du XXe siècle ont préservé son caractère historique après les destructions de 1944.

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