Construction de la jumenterie 1850-1855 (≈ 1853)
Bâtiment érigé par le marquis de Talhouët-Roy.
1962
Fin de l'activité du haras
Fin de l'activité du haras 1962 (≈ 1962)
Dernière année d'utilisation attestée.
2 novembre 2020
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 2 novembre 2020 (≈ 2020)
Protection de l'ensemble des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, l’ensemble des bâtiments de la jumenterie, du haras de Malidor, soit la loge du valet, les boxes des juments et le puits attenant, tels que délimités par un trait rouge et un plein/aplat sur le plan annexé à l’arrêté et figurant au cadastre section AN sur la parcelle n°56 : inscription par arrêté du 2 novembre 2020
Personnages clés
Marquis de Talhouët-Roy - Propriétaire et commanditaire
Fait construire la jumenterie vers 1850-1855.
Origine et histoire
La jumenterie du haras de Malidor, située au Lude dans la Sarthe, est un édifice construit dans la deuxième moitié du XIXe siècle (vers 1850-1855) sous l’impulsion du marquis de Talhouët-Roy, propriétaire du château du Lude. Ce bâtiment, conçu pour l’élevage des juments poulinières, adopte un plan demi-circulaire rayonnant, une disposition unique dictée par sa fonction. Quatre boxes disposés en arc de cercle entourent une loge centrale pour le palefrenier, inspirée du concept du panoptique, permettant une surveillance constante des animaux avec un minimum de déplacement. Les matériaux utilisés — pierre de tuffeau, moellons, briques et enduit à la chaux — reflètent les techniques locales de l’époque, tandis que le contraste entre briques rouges et tuffeau, ainsi que des éléments classiques, inscrivent l’ensemble dans le courant des fermes modèles du milieu du siècle.
La jumenterie s’inscrit dans le contexte de l’essor des courses hippiques et de l’élevage chevalin en France, marqué par des initiatives comme la construction de l’hippodrome de Longchamp en 1855. Le marquis de Talhouët-Roy y applique les principes de rationalité et de salubrité prônés par les traités d’architecture rurale de l’époque, combinant utilité et esthétique. Le haras reste en activité jusqu’en 1962, une longévité remarquable pour ce type d’établissement, la plupart des haras privés ou nationaux ayant été transformés ou modernisés dès la fin du XIXe siècle. L’ensemble, incluant la loge du valet, les boxes et un puits attenant, est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 2 novembre 2020, soulignant son intérêt patrimonial.
L’édifice illustre aussi les innovations architecturales liées à l’élevage, avec une organisation spatiale optimisée pour la surveillance nocturne et diurne des juments, cruciales lors des mises-bas. Le recours à des fenêtres orientées vers chaque box et à une abside centrale pour le palefrenier témoigne d’une réflexion poussée sur l’efficacité du travail. Les matériaux et le style, typiques de la région du Lude, en font un exemple représentatif des constructions rurales modèles de l’époque, mêlant tradition locale et influences modernes. Son état de conservation et son inscription récente en font un témoignage rare de cette période charnière pour l’élevage équin en France.