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Château (restes) à Montrond-les-Bains dans la Loire

Loire

Château (restes)

    8 Rue Emile Dupayrat
    42210 Montrond-les-Bains
Château restes
Château restes
Château restes
Château restes
Château restes
Château restes
Château restes
Château restes
Château restes
Crédit photo : Groumfy69 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Première fortification
1302
Échange avec Arthaud III
vers 1325
Construction du château fort
1519
Mariage d’Arthaud VII
1562
Pillage par les Huguenots
1594
Reprise par d’Ornano
1793
Incendie révolutionnaire
1934 et 1946
Classement Monument Historique
1984
Rachat par la commune
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (restes) : inscription par arrêté du 13 mars 1934

Personnages clés

Jean Ier de Forez - Comte de Forez Propriétaire initial, échange Montrond en 1302
Arthaud III de Saint-Germain - Seigneur de Montrond Acquiert le site en 1302, ancêtre des Apchon
Arthaud IV de Saint-Germain - Constructeur du château Lance la forteresse vers 1325
Arthaud VII d’Apchon - Seigneur Renaissance Transforme le château après mariage avec Marguerite d’Albon
Marguerite d’Albon - Épouse d’Arthaud VII Sœur du maréchal Jacques d’Albon, lien avec la cour
Antoine-Louis-Claude d’Apchon - Dernier marquis de Montrond Guillotiné en 1793, fin de la lignée
Claude Javogues - Commandant révolutionnaire Ordre d’incendier le château en 1793
Victor Dugas - Maître de forges Démantèle le château au XIXe siècle

Origine et histoire

Le château de Montrond, situé dans la commune de Montrond-les-Bains (département de la Loire), est construit sur le Mont Rond, un dyke volcanique dominant la plaine. Dès le XIIe siècle, une petite fortification nommée castrum montais rondunti est attestée comme propriété des comtes de Forez. Ce site stratégique, mentionné dans des sources médiévales, marque les débuts d’une occupation militaire et seigneuriale dans la région.

En 1302, le comte Jean Ier de Forez échange le mandement de Montrond avec Arthaud III de Saint-Germain, membre d’une puissante famille forézienne. Vers 1325, Arthaud IV entreprend la construction d’un château fort, marquant une phase de développement architectural. Le site reste lié à cette lignée, qui prend plus tard le nom d’Apchon après une alliance matrimoniale au XVIe siècle avec les d’Albon-Saint-André, renforçant son prestige.

Au XVIe siècle, le mariage d’Arthaud VII avec Marguerite d’Albon, sœur du maréchal Jacques d’Albon, permet la transformation de la forteresse médiévale en une demeure Renaissance. La seigneurie de Montrond atteint alors son apogée, combinant influence politique et raffinement architectural. Les fenêtres à meneaux, les cheminées et une tour de flanquement percée de couleuvrinières datent de cette période.

Pendant les guerres de Religion, les propriétaires, restés fidèles à la couronne (d’Henri II à Henri IV), voient leur château pillé en 1562 par les Huguenots du baron des Adrets, puis occupé par la Ligue avant d’être repris en 1594 par le maréchal d’Ornano. Ces conflits laissent des traces dans l’histoire du monument, malgré sa préservation relative grâce à l’allégeance royaliste de ses seigneurs.

La famille quitte Montrond en 1730 pour Paris. En 1793, le dernier marquis, Antoine-Louis-Claude d’Apchon, est guillotiné, et le château, occupé par des contre-révolutionnaires, est incendié sur ordre de Claude Javogues. La lignée s’éteint en 1807. Au XIXe siècle, le site est démantelé par Victor Dugas, maître de forges, avant d’être sauvé par l’Association des Amis du château (fondée en 1969) et racheté par la commune en 1984.

Aujourd’hui, les vestiges du château, inscrits aux Monuments Historiques en 1934 et 1946, accueillent une fête médiévale bisannuelle (depuis 1999). Le logis du XVe siècle, les cheminées et les éléments défensifs rappellent son évolution entre Moyen Âge et Renaissance, tandis que des reconstructions partielles ont permis de stabiliser les ruines.

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