Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de la Morguie à Sainte-Fortunade en Corrèze

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Corrèze

Château de la Morguie

    La Morguie
    19490 Sainte-Fortunade
Château de la Morguie
Château de la Morguie
Château de la Morguie
Château de la Morguie
Château de la Morguie
Château de la Morguie
Château de la Morguie
Château de la Morguie
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
vers 1658
Acquisition par la famille de Fenis
1712
Achat par l'évêque de Tulle
1791
Vente comme bien national
15 octobre 1985
Protection au titre des Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château proprement dit, à l'exclusion des dépendances, ainsi que celles du bâtiment renfermant la chapelle, l'orangerie, et l'ancien logement du jardinier ; escalier du château avec sa cage ; salle des Archevêques et salon avec leurs boiseries ; glacière en totalité ; partie ordonnancée du jardin avec le canal (cad. AC 221) : inscription par arrêté du 15 octobre 1985

Personnages clés

Famille de Fenis - Propriétaires et constructeurs présumés Bourgeois de Tulle, acquéreurs vers 1658.
Évêque de Tulle - Propriétaire de 1712 à 1791 Conserva le domaine jusqu’à la Révolution.

Origine et histoire

Le château de la Morguie trouve ses origines dans un fief dépendant de l’abbaye Saint-Martin de Tulle. Vers 1658, la terre passe aux mains de la famille de Fenis, des bourgeois tullois, qui semblent avoir initié la construction du château. Ce domaine, typique des résidences seigneuriales de l’époque, s’articule autour d’un corps de logis rectangulaire flanqué d’un pavillon central surmonté d’un clocheton, encadré par des ailes en retour d’équerre.

En 1712, le château et ses terres sont acquis par l’évêque de Tulle, qui les conserve jusqu’à la Révolution. Vendu comme bien national en 1791, le domaine comprend alors, outre le château, un ensemble remarquable de dépendances : colombier, glacière, canal, parterre, chapelle et orangerie. Ces éléments, ainsi que les bâtiments agricoles, illustrent l’organisation fonctionnelle et esthétique d’une propriété aristocratique du XVIIIe siècle.

L’architecture du château reflète les influences des XVIIe et XVIIIe siècles, avec une symétrie marquée et des aménagements paysagers soignés. La glacière, édifice en moellons de granit couvert de lauzes, témoigne des techniques de conservation de l’époque. Certains espaces intérieurs, comme la salle des Archevêques et son salon aux boiseries, ainsi que l’escalier avec sa cage, sont protégés au titre des Monuments Historiques depuis 1985.

Le domaine, partiellement ouvert à la visite, conserve une partie de son jardin ordonnancé avec son canal, offrant un aperçu de l’art des jardins à la française. La précision de sa localisation, évaluée comme satisfaisante, permet d’en apprécier l’implantation dans le paysage corrézien, entre patrimoine bâti et naturel.

Liens externes