Acquisition par la famille de Fenis vers 1658 (≈ 1658)
Passage du fief aux bourgeois de Tulle.
1712
Achat par l'évêque de Tulle
Achat par l'évêque de Tulle 1712 (≈ 1712)
Château conservé jusqu’à la Révolution.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Château vendu après la Révolution.
15 octobre 1985
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 15 octobre 1985 (≈ 1985)
Inscription partielle du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château proprement dit, à l'exclusion des dépendances, ainsi que celles du bâtiment renfermant la chapelle, l'orangerie, et l'ancien logement du jardinier ; escalier du château avec sa cage ; salle des Archevêques et salon avec leurs boiseries ; glacière en totalité ; partie ordonnancée du jardin avec le canal (cad. AC 221) : inscription par arrêté du 15 octobre 1985
Personnages clés
Famille de Fenis - Propriétaires et constructeurs présumés
Bourgeois de Tulle, acquéreurs vers 1658.
Évêque de Tulle - Propriétaire de 1712 à 1791
Conserva le domaine jusqu’à la Révolution.
Origine et histoire
Le château de la Morguie trouve ses origines dans un fief dépendant de l’abbaye Saint-Martin de Tulle. Vers 1658, la terre passe aux mains de la famille de Fenis, des bourgeois tullois, qui semblent avoir initié la construction du château. Ce domaine, typique des résidences seigneuriales de l’époque, s’articule autour d’un corps de logis rectangulaire flanqué d’un pavillon central surmonté d’un clocheton, encadré par des ailes en retour d’équerre.
En 1712, le château et ses terres sont acquis par l’évêque de Tulle, qui les conserve jusqu’à la Révolution. Vendu comme bien national en 1791, le domaine comprend alors, outre le château, un ensemble remarquable de dépendances : colombier, glacière, canal, parterre, chapelle et orangerie. Ces éléments, ainsi que les bâtiments agricoles, illustrent l’organisation fonctionnelle et esthétique d’une propriété aristocratique du XVIIIe siècle.
L’architecture du château reflète les influences des XVIIe et XVIIIe siècles, avec une symétrie marquée et des aménagements paysagers soignés. La glacière, édifice en moellons de granit couvert de lauzes, témoigne des techniques de conservation de l’époque. Certains espaces intérieurs, comme la salle des Archevêques et son salon aux boiseries, ainsi que l’escalier avec sa cage, sont protégés au titre des Monuments Historiques depuis 1985.
Le domaine, partiellement ouvert à la visite, conserve une partie de son jardin ordonnancé avec son canal, offrant un aperçu de l’art des jardins à la française. La précision de sa localisation, évaluée comme satisfaisante, permet d’en apprécier l’implantation dans le paysage corrézien, entre patrimoine bâti et naturel.
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