Construction de l'église originale XIIe siècle (≈ 1250)
Portail roman encore visible aujourd’hui.
1384
Dédiée à Sainte-Marie du Mercadal
Dédiée à Sainte-Marie du Mercadal 1384 (≈ 1384)
Changement de vocable avant son élévation.
1499
Élévation au rang de cathédrale
Élévation au rang de cathédrale 1499 (≈ 1499)
Siège du diocèse de Pamiers.
XVIe siècle
Destructeurs guerres de Religion
Destructeurs guerres de Religion XVIe siècle (≈ 1650)
Seul le clocher subsiste comme tour.
1689
Achèvement de la nef reconstruite
Achèvement de la nef reconstruite 1689 (≈ 1689)
Style sobre attribué à Mansart.
9 août 1906
Classement monument historique
Classement monument historique 9 août 1906 (≈ 1906)
Protection officielle de l’État français.
1992
Inauguration de l’orgue restauré
Inauguration de l’orgue restauré 1992 (≈ 1992)
Buffet du XVIIIe siècle réhabilité.
1995
Carillon de 49 cloches installé
Carillon de 49 cloches installé 1995 (≈ 1995)
L’un des plus beaux d’Occitanie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La cathédrale : classement par arrêté du 9 août 1906
Personnages clés
François Mansart - Architecte présumé
Attribué pour le plan sobre.
Jules Hardouin-Mansart - Architecte possible
Neveu de François, actif sous sa direction.
Ferdinand De Coma - Architecte diocésain
Ajoute la galerie du clocher (XIXe).
François de Caulet - Évêque de Pamiers (1644–1680)
Enterré près du bénitier.
Frère André - Peintre du XVIIIe siècle
Toiles dans le transept et chapelles.
Bénézet - Peintre du XIXe siècle
Fresques sur saint Antonin et Marie.
Origine et histoire
La cathédrale Saint-Antonin de Pamiers, située dans l’Ariège en Occitanie, est un édifice religieux marqué par trois périodes clés : XIIe, XIVe et XIXe siècles. Originellement dédiée à saint Jean Baptiste et saint Jean l’Évangéliste sous le nom de Sainte-Marie du Mercadal (1384), elle fut élevée au rang de cathédrale en 1499. Aujourd’hui dédiée à saint Antonin, elle incarne l’histoire mouvementée de Pamiers, notamment marquée par les guerres de Religion au XVIe siècle, qui détruisirent une grande partie de l’édifice, ne laissant debout que le clocher, utilisé comme tour de guet. Reconstruite progressivement, sa nef unique et ses chapelles latérales reflètent un mélange de styles roman, gothique méridional et classique sobre, attribuable peut-être à François Mansart ou son neveu Jules Hardouin-Mansart.
Le portail, seul vestige du XIIe siècle, allie des éléments romans (chapiteaux historiés représentant des scènes bibliques comme le martyre de saint Jean Baptiste ou Daniel dans la fosse aux lions) et gothiques (XIVe siècle). Le clocher, inspiré de celui des Jacobins de Toulouse, est une tour octogonale en brique du XIVe siècle, couronnée au XIXe siècle par une galerie ajourée conçue par Ferdinand De Coma pour adoucir sa masse. L’intérieur, dépouillé de son mobilier originel pendant la Révolution, abrite aujourd’hui des œuvres des XVIIIe et XIXe siècles, comme des peintures de Baduel, Lazerges ou Bénézet, ainsi qu’un orgue du XVIIIe siècle provenant de Toulouse, restauré en 1992.
Classée monument historique en 1906, la cathédrale est gérée par la DRAC et appartient à l’État depuis la Révolution. Son carillon, composé de 49 cloches depuis 1995 (dont un bourdon de 1849), est l’un des plus remarquables d’Occitanie. Le chœur abrite les tombes de plusieurs évêques, dont François de Caulet (1644–1680), enterré près du bénitier pour être « foulé par les fidèles ». Les vitraux (1862), le dallage en marbre (1857) et les boiseries du transept (1753) témoignent des campagnes de restauration et d’embellissement menées aux XVIIIe et XIXe siècles.
L’édifice, construit en brique toulousaine, illustre l’architecture gothique méridionale, avec une nef unique flanquée de chapelles. Les chapelles latérales, dédiées à saint Joseph, saint Jean-Baptiste ou la Sainte-Vierge, abritent des fresques et sculptures des XVIIIe et XIXe siècles. Le transept, orné de toiles de Frère André (début XVIIIe) et de grilles en fer forgé (1835), mène au chœur pentagonal, où cinq tableaux de Bénézet (1885) retracent la vie de saint Antonin. Le mobilier, bien que partiellement perdu, inclut des statues (Vierge Marie, 1861) et un bénitier en marbre noir des Pyrénées.
Le clocher, symbole de la résistance de Pamiers, porte les stigmates des conflits passés avec ses créneaux et meurtrières. La cathédrale, siège du diocèse de Pamiers, Couserans et Mirepoix, reste un lieu de mémoire et de culte, où l’art sacré dialogue avec l’histoire tourmentée de la région. Son carillon, ses orgues et ses décors intérieurs en font un patrimoine vivant, entre héritage médiéval et restaurations modernes.
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