Consécration du maître-autel 1119 (≈ 1119)
Par le pape Calixte II, marquant une étape clé.
XIIIe siècle
Transformations gothiques
Transformations gothiques XIIIe siècle (≈ 1350)
Surélévation de l’abside et ajout de chapelles.
1862
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1862 (≈ 1862)
Première protection officielle de l’édifice.
1998
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO 1998 (≈ 1998)
Au titre des chemins de Saint-Jacques.
2013
Installation de vitraux modernes
Installation de vitraux modernes 2013 (≈ 2013)
Œuvre de Gérard Collin-Thiébaut dans la nef.
2020
Nouveau classement Monument Historique
Nouveau classement Monument Historique 2020 (≈ 2020)
Étendu à l’ensemble canonial de Cahors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, les bâtiments et les sols formant l'ensemble canonial de Cahors, situés place Jean-Jacques Chapou, rue du maréchal Foch et rue de la Chantrerie sur les parcelles n°116 et 413 de la section CE du cadastre, tels que délimités et hachurés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 30 novembre 2020
Personnages clés
Géraud de Cardaillac - Évêque de Cahors (XIe-XIIe siècle)
Initiateur de la cathédrale actuelle, rapporteur de la Sainte Coiffe.
Calixte II - Pape (1119-1124)
Consacre le maître-autel en 1119.
Raimond de Cornil - Évêque (fin XIIIe siècle)
Impulse les transformations gothiques de l’abside.
Antoine d'Alamand - Évêque (fin XVe siècle)
Consacre la chapelle Notre-Dame en 1484.
Viollet-le-Duc - Architecte (XIXe siècle)
Consulté pour la restauration, critique son caractère « confus ».
Auteur des vitraux contemporains installés en 2013.
Origine et histoire
La cathédrale Saint-Étienne de Cahors, située dans le département du Lot en région Occitanie, est un édifice religieux majeur dont la construction s’étale du XIIe au XVe siècle. Elle est édifiée à partir du XIIe siècle pour abriter la relique de la Sainte Coiffe, rapportée de Terre Sainte par Géraud de Cardaillac. Son architecture combine des éléments romans, comme les coupoles sur pendentifs inspirées de l’art byzantin, et des ajouts gothiques, notamment dans le chœur et la façade occidentale. La cathédrale est classée Monument Historique dès 1862 et inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998, en tant qu’étape des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
L’histoire de la cathédrale reste partiellement énigmatique, avec des débats entre historiens sur les dates précises de construction. Une première cathédrale aurait existé dès le VIIe siècle, détruite et reconstruite à plusieurs reprises, notamment après les invasions sarrasines (732) ou les conflits carolingiens. Au XIIe siècle, sous l’impulsion de l’évêque Géraud de Cardaillac et avec l’appui du pape Urbain II, une nouvelle cathédrale est érigée, dont le maître-autel est consacré en 1119 par le pape Calixte II. Les travaux se poursuivent jusqu’au XVe siècle, avec des modifications gothiques majeures au XIIIe siècle, comme la surélévation de l’abside et l’ajout de chapelles latérales.
La cathédrale abrite des trésors artistiques, dont des peintures murales gothiques redécouvertes au XIXe siècle, comme celles de la coupole occidentale représentant la lapidation de saint Étienne, ou celles du narthex illustrant des scènes de la Genèse (1316-1324). Le portail nord, sculpté vers 1140, est un chef-d’œuvre roman-gothique représentant l’Ascension du Christ et le martyre de saint Étienne. Au XVe siècle, le cloître flamboyant est reconstruit, et des chapelles comme celle de Notre-Dame ou de Saint-Gausbert sont ajoutées, reflétant l’enrichissement de l’édifice après la guerre de Cent Ans.
Au XIXe siècle, des restaurations majeures sont entreprises, notamment par les architectes Paul Abadie et Victor Tourrette, qui dégagent les peintures médiévales et réaménagent l’abside. La cathédrale subit aussi des modifications litigieuses, comme le murage du portail nord en 1732, rouvert en 1862. Au XXe et XXIe siècles, des campagnes de restauration préservent son patrimoine, comme les vitraux contemporains de Gérard Collin-Thiébaut installés en 2013, ou la restauration de la chapelle d’axe pour le 900e anniversaire de la consécration du maître-autel.
Le quartier cathédral, formé autour de l’édifice, inclut des bâtiments canoniaux comme le cloître gothique (1497-1504), la chapelle Saint-Gausbert, et le grenier du chapitre, témoins de l’organisation ecclésiastique médiévale. La cathédrale, à la fois forteresse et lieu de pèlerinage, illustre l’évolution architecturale et spirituelle du Quercy, entre influence byzantine, réforme grégorienne et rayonnement jacquaire. Son décor peint, ses vitraux et ses reliques, comme la Sainte Coiffe, en font un monument emblématique du patrimoine religieux français.
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Devenir actuel
La Cathédrale Saint-Étienne fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Elle est sur le chemin de la Via Podiensis, ou « voie du Puy », qui part du Puy-en-Velay jusqu'au village basque d'Ostabat, où elle rejoint la via Turonensis et la via Lemovicensis réunies peu avant.
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