Ajout de la sacristie XVIIIe siècle (≈ 1850)
Extension pentagonale du chevet.
XIXe siècle
Réhaussement de la tour
Réhaussement de la tour XIXe siècle (≈ 1865)
Remplacement de la charpente pyramidale.
29 novembre 1948
Classement monument historique
Classement monument historique 29 novembre 1948 (≈ 1948)
Inscription de l'église et du cimetière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et son cimetière : inscription par arrêté du 29 novembre 1948
Personnages clés
Arcisse de Caumont - Historien et archéologue
A documenté piscines et mobilier de l'église.
Saint Firmin - Statue en bois polychrome
Représenté en évêque (XIIe–XIIIe siècle).
Origine et histoire
L’église de l’Assomption-de-Notre-Dame, située à La Houblonnière dans le Calvados, trouve ses origines au XIe siècle, bien que son architecture ait été profondément transformée aux XIIIe, XVe et XIXe siècles. L’édifice, construit en pierre et silex, se distingue par son porche du XVe siècle précédant une porte refaite à la même époque, tandis que la porte latérale, aujourd’hui condamnée, conserve un arc brisé. Le mur méridional, datant du XIIIe siècle, côtoie un mur septentrional en opus spicatum orné de modillons grimaçants. Une croix du XIIIe siècle subsiste sur le pignon, et la nef, voûtée en merrain, arbore un décor peint Renaissance. Le cimetière environnant, traversable jadis par une galerie seigneuriale reliant l’église au château voisin, fait partie intégrante du site classé.
Au XVe siècle, l’église subit d’importantes modifications : les fenêtres étroites sont remplacées par des ogives flamboyantes, et une galerie surélevée est ajoutée pour relier le château au lieu de culte, enjambant le cimetière. Une sacristie pentagonale est adjointe au chevet au XVIIIe siècle, tandis qu’au XIXe siècle, la tour est réhaussée, remplaçant une ancienne charpente pyramidale. Le mobilier inclut une statue de saint Firmin (XIIe–XIIIe siècle), des fonts baptismaux octogonaux (XVe siècle), et un bas-relief de saint Christophe. L’ensemble, inscrit aux monuments historiques en 1948, illustre l’évolution architecturale et religieuse normande sur près d’un millénaire.
L’édifice, orienté et ceint de son cimetière, conserve des éléments rares comme deux piscines signalées par Arcisse de Caumont, un arc triomphal du XIIIe siècle, et un autel de la fin du XVIIIe siècle. La flèche hexagonale, posée sur une terrasse, domine un chevet droit. Le décor intérieur, notamment la voûte en merrain de la nef et ses peintures Renaissance, témoigne de l’importance artistique du lieu. La relation entre l’église, le cimetière et le château voisin — aujourd’hui séparés mais autrefois connectés — révèle une organisation spatiale médiévale typique, où pouvoir seigneurial et vie religieuse s’entremêlaient étroitement.
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