Première mention XIe siècle (≈ 1150)
Cartulaire de Savigny, vocable originel.
XIIe-XIIIe siècles
Construction chœur et abside
Construction chœur et abside XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Parties romanes, chapiteaux similaires à Ainay.
1469
Ruine signalée
Ruine signalée 1469 (≈ 1469)
Visite pastorale avant réparations.
Fin XVe - XVIe siècle
Reconstruction nef et clocher
Reconstruction nef et clocher Fin XVe - XVIe siècle (≈ 1695)
Réutilisation portail XIVe, dates 1571/1573.
XVIIe siècle
Remanagement général
Remanagement général XVIIe siècle (≈ 1750)
Ouvertures modifiées par Camille de Neuville.
1852-1853
Agrandissement nef
Agrandissement nef 1852-1853 (≈ 1853)
Travaux par architecte A. Favrot.
1963
Protection partielle
Protection partielle 1963 (≈ 1963)
Chœur et clocher-portail inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur et clocher-portail de la façade occidentale (cad. B 216) : inscription par arrêté du 23 juillet 1963
Personnages clés
Camille de Neuville - Archevêque, abbé d’Ainay
Supervise travaux (1688, armes apposées).
A. Favrot - Architecte départemental
Dirige agrandissement (1852-1853).
Blin - Charpentier (Saint-Étienne)
Reconstruit partie haute du clocher.
Origine et histoire
L’église de Précieux, mentionnée dès le XIe siècle dans le Cartulaire de Savigny, présente un chœur et une abside semi-circulaire parmi ses parties les plus anciennes, datant probablement des XIe ou XIIe siècles. Ses chapiteaux s’apparentent à ceux de l’abbatiale d’Ainay (chapelle Sainte-Blandine) et de l’église du prieuré de Saint-Romain-le-Puy, deux dépendances ecclésiastiques liées à son histoire. Le vocable de l’église a alterné entre Saint-Symphorien (originel, avec Saint-Benoît) et la Nativité de la Vierge (attesté en 1662).
Au XIIe siècle, l’église dépendait de l’abbaye d’Ainay, un lien confirmé par des similitudes architecturales avec ses dépendances. Les murs, construits en moellons de granite et galets retaillés, révèlent des juxtapositions chronologiques visibles. Le chevet se distingue par des pierres aux teintes rougeâtres, tandis que le clocher, en granite, combine un appareil de petite et moyenne taille. Les corniches varient selon les matériaux : granite chanfreiné pour l’abside et la nef sud (partie la plus ancienne), brique moulurée ailleurs.
La nef, divisée en quatre travées, a subi des transformations majeures. La première travée, encadrée de chapelles latérales, voit sa chapelle nord prolongée à l’ouest pour former un collatéral. Les voûtes mêlent berceau (choeur, abside), arêtes (sacristie nord), et lambris à trois pans (nef), soutenu par des arcs diaphragmes. Le portail en calcaire de Ruffieu et l’oculus en brique au-dessus témoignent de réutilisations et ajouts postérieurs.
Une période de ruine est signalée en 1469 lors d’une visite pastorale, suivie de réparations à la fin du XVe ou au XVIe siècle. Le portail du XIVe siècle, réemployé, porte des dates gravées (1571 et 1573). Au XVIIe siècle, l’archevêque Camille de Neuville, abbé d’Ainay et prieur de Saint-Romain-le-Puy, supervise un remaniement général des ouvertures. Ses armes, accompagnées de la date 1688, ornent plusieurs parties de l’édifice, aux côtés de chronogrammes (1689, 1695) marquant des travaux.
Les chapelles latérales et la sacristie sud sont construites dans la seconde moitié du XVIIe siècle. En 1836, une campagne de travaux refait le lambris de la nef. Entre 1852 et 1853, l’architecte départemental A. Favrot allonge la nef d’une travée vers l’ouest, déplace le portail ancien, et surélève un oculus. Le clocher est partiellement reconstruit, avec une flèche hexagonale en ardoise ajoutée par le charpentier Blin. Des réparations ultérieures (1875, 1928) visent à stabiliser les voûtes et le lambris.
L’église, partiellement protégée (chœur et clocher-portail inscrits en 1963), illustre une évolution architecturale continue, marquée par des réutilisations de matériaux et des adaptations aux besoins liturgiques et structurels. Son histoire reflète les liens étroits avec les institutions religieuses locales, notamment l’abbaye d’Ainay, ainsi que les interventions successives pour préserver et étendre l’édifice.
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