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Eglise Saint-Amand à Tayrac dans le Lot-et-Garonne

Lot-et-Garonne

Eglise Saint-Amand

    2 Place Saint-Amand
    47270 Tayrac
Eglise Saint-Amand
Eglise Saint-Amand
Eglise Saint-Amand
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1235
Cession des dîmes à Saint-Maurin
XVe siècle
Disparition du prieuré
XVIe siècle
Ajout des chapelles latérales
18 juin 1998
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise en totalité (cad. C 462) : inscription par arrêté du 18 juin 1998

Personnages clés

Raoul de Peyrines - Évêque d'Agen Cède les dîmes en 1235.
Famille du Sorbier - Seigneurs de Tayrac Armes présentes dans la chapelle nord.
Gausbert Girval - Abbé de Saint-Maurin Fixe les limites paroissiales au XIIIe.

Origine et histoire

L'église Saint-Amand (ou Saint-Amans) de Tayrac, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. De style roman primitif, elle fut initialement une dépendance de l'abbaye bénédictine de Saint-Maurin, comme en témoigne l'acte de 1235 par lequel l'évêque d'Agen Raoul de Peyrines cède la moitié des dîmes de la paroisse à l'abbé. Les moines acquièrent l'autre moitié deux ans plus tard, consolidant ainsi leur contrôle sur ce lieu de culte.

Au Moyen Âge, l'église fut transformée en prieuré, mais cette institution disparut pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), ses biens revenant alors à l'abbaye mère. Un acte de 1571 atteste de la vente de la maison priorale par l'abbé de Saint-Maurin, marquant la fin définitive de cette période. L'édifice, entièrement voûté dès sa construction, fut enrichi au XVIe siècle par deux chapelles latérales dédiées à saint Antoine (au nord) et sainte Catherine (au sud), cette dernière portant les armes de la famille du Sorbier, seigneurs locaux.

Les remaniements se poursuivirent aux XVIIe et XIXe siècles, modifiant notamment le chevet et intégrant des voûtes d'ogives dans le chœur et le transept. Classée monument historique en 1998, l'église conserve des éléments architecturaux caractéristiques de chaque époque, dont les chapelles voûtées et les armes seigneuriales. Son histoire reflète les liens étroits entre pouvoir religieux (l'abbaye de Saint-Maurin), noblesse locale (les du Sorbier) et communauté paroissiale, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque moderne.

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