Cession des dîmes à Saint-Maurin 1235 (≈ 1235)
Raoul de Peyrines cède moitié des dîmes.
XVe siècle
Disparition du prieuré
Disparition du prieuré XVe siècle (≈ 1550)
Pendant la guerre de Cent Ans.
XVIe siècle
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales XVIe siècle (≈ 1650)
Dédiées à saint Antoine et sainte Catherine.
18 juin 1998
Classement monument historique
Classement monument historique 18 juin 1998 (≈ 1998)
Inscription de l'église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise en totalité (cad. C 462) : inscription par arrêté du 18 juin 1998
Personnages clés
Raoul de Peyrines - Évêque d'Agen
Cède les dîmes en 1235.
Famille du Sorbier - Seigneurs de Tayrac
Armes présentes dans la chapelle nord.
Gausbert Girval - Abbé de Saint-Maurin
Fixe les limites paroissiales au XIIIe.
Origine et histoire
L'église Saint-Amand (ou Saint-Amans) de Tayrac, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. De style roman primitif, elle fut initialement une dépendance de l'abbaye bénédictine de Saint-Maurin, comme en témoigne l'acte de 1235 par lequel l'évêque d'Agen Raoul de Peyrines cède la moitié des dîmes de la paroisse à l'abbé. Les moines acquièrent l'autre moitié deux ans plus tard, consolidant ainsi leur contrôle sur ce lieu de culte.
Au Moyen Âge, l'église fut transformée en prieuré, mais cette institution disparut pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), ses biens revenant alors à l'abbaye mère. Un acte de 1571 atteste de la vente de la maison priorale par l'abbé de Saint-Maurin, marquant la fin définitive de cette période. L'édifice, entièrement voûté dès sa construction, fut enrichi au XVIe siècle par deux chapelles latérales dédiées à saint Antoine (au nord) et sainte Catherine (au sud), cette dernière portant les armes de la famille du Sorbier, seigneurs locaux.
Les remaniements se poursuivirent aux XVIIe et XIXe siècles, modifiant notamment le chevet et intégrant des voûtes d'ogives dans le chœur et le transept. Classée monument historique en 1998, l'église conserve des éléments architecturaux caractéristiques de chaque époque, dont les chapelles voûtées et les armes seigneuriales. Son histoire reflète les liens étroits entre pouvoir religieux (l'abbaye de Saint-Maurin), noblesse locale (les du Sorbier) et communauté paroissiale, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque moderne.
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