Arrivée des Dominicains 1231 (≈ 1231)
Installation initiale hors des murs d'Arles.
1361
Destruction du premier établissement
Destruction du premier établissement 1361 (≈ 1361)
Par les troupes de Trastamare.
1448
Début de la construction
Début de la construction 1448 (≈ 1448)
Première pierre posée par le roi René.
1499
Consécration de l'église
Consécration de l'église 1499 (≈ 1499)
Sous le nom *Notre-Dame-de-Confort*.
1560-1581
Construction du cloître
Construction du cloître 1560-1581 (≈ 1571)
Adjacent à l'église, partiellement détruit.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Morcelée en 26 lots pendant la Révolution.
1858
Destruction partielle du cloître
Destruction partielle du cloître 1858 (≈ 1858)
Remplacement par une usine hydraulique.
1921
Classement monument historique
Classement monument historique 1921 (≈ 1921)
Arrêté de protection de l'édifice.
1981
Rachat par la ville d'Arles
Rachat par la ville d'Arles 1981 (≈ 1981)
Début des travaux de restauration.
1985-1988
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1985-1988 (≈ 1987)
Découverte des fondations antiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne église des Frères Prêcheurs ou des Dominicains : classement par arrêté du 27 juin 1921 - Les galeries de l'ancien cloître situées place Albin-Peyron (cad. AD 356, 358), et l'emprise du préau du cloître constitué par le sol de l'actuelle place Albin-Peyron (non cadastré) : inscription par arrêté du 5 juin 2014
Personnages clés
Roi René - Commanditaire symbolique
Pose la première pierre en 1448.
Famille Quiqueran de Beaujeu - Mécènes
Finance la chapelle Saint-Dominique en 1469.
Mamet Simon - Artisan décorateur
Décore l’antéchapelle sud en 1629.
Origine et histoire
L’église des Dominicains d’Arles, initialement appelée église des Frères-Prêcheurs, fut construite à la fin du XVe siècle dans un style gothique méridional. Son histoire débute en 1231 avec l’arrivée des Dominicains à Arles, qui s’installent d’abord hors des murs avant de se réfugier intra-muros après la destruction de leur premier établissement en 1361. La construction de l’église actuelle, consacrée sous le nom de Notre-Dame-de-Confort, commence en 1448 avec la pose de la première pierre par le roi René, et s’achève avant 1499.
Après la Révolution, l’église est vendue comme bien national et morcelée en 26 lots. Dépouillée de son mobilier, elle sert d’entrepôt et de garage, tandis qu’une usine hydraulique remplace le cloître adjacent au XIXe siècle. Classée monument historique en 1921, elle est rachetée par la ville d’Arles en 1981, qui entreprend des travaux de consolidation et de restauration, révélant des sculptures des XVe et XVIIe siècles. Aujourd’hui, c’est le plus vaste édifice religieux gothique de la ville.
L’architecture de l’église se distingue par une nef unique voûtée sur croisées d’ogives, bordée de chapelles latérales sans communication entre elles. La chapelle Saint-Dominique, ajoutée en 1469 par la famille Quiqueran de Beaujeu, déborde du plan général. L’abside pentagonale, peu profonde, et la façade ouest, marquée par une tourelle d’escalier hexagonale, reflètent le style gothique méridional. Un cloître, construit entre 1560 et 1581, n’en subsiste qu’une porte à décor flamboyant et des vestiges intégrés à des immeubles privés.
Des fouilles archéologiques (1985-1988) ont révélé que les piliers de la nef reposent sur des murs antiques bosselés, influençant la largeur de l’édifice. Ces fondations, encore visibles au XVe siècle, ont guidé la construction. Le couvent, divisé en deux îlots séparés par une ruelle, combinait espaces religieux (autour du cloître) et domestiques (autour d’un cellier). À la Révolution, sa vente entraîne la destruction partielle des galeries du cloître, dont seules des portions subsistent aujourd’hui.
L’église illustre les vicissitudes des bâtiments religieux après la Révolution, passant de lieu de culte à usage profane avant d’être préservée comme patrimoine. Son sauvetage au XXe siècle, marqué par des campagnes de restauration, en fait un témoin majeur de l’histoire arlésienne, mêlant héritage médiéval, adaptations modernes et redécouvertes archéologiques. Son enserrement dans le tissu urbain limite cependant une appréciation globale de son architecture extérieure.
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