Construction de la chapelle 1511 (≈ 1511)
Terrain cédé par l’amiral de Graville.
1548
Premier agrandissement
Premier agrandissement 1548 (≈ 1548)
Extension nord formant un rectangle.
1601
Érection en église
Érection en église 1601 (≈ 1601)
Indulgences accordées par Louis de Godebert.
1647
Construction du clocher
Construction du clocher 1647 (≈ 1647)
Tour carrée en grès et pierre taillée.
1691
Agrandissement de la nef
Agrandissement de la nef 1691 (≈ 1691)
Prolongement vers l’ouest intégrant le clocher.
1736
Ajout du bas-côté sud
Ajout du bas-côté sud 1736 (≈ 1736)
Extension sur toute la longueur.
1792
Fonte des cloches
Fonte des cloches 1792 (≈ 1792)
Réduction à une cloche sous la Révolution.
1867
Nouvelle flèche du clocher
Nouvelle flèche du clocher 1867 (≈ 1867)
Remplacement du toit à deux pans.
1903
Construction du fronton
Construction du fronton 1903 (≈ 1903)
Croix celtique ajoutée en hommage à saint Fiacre.
1984
Restauration des cloches
Restauration des cloches 1984 (≈ 1984)
Trois cloches en airain installées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Amiral de Graville - Seigneur de Marcoussis
Céda le terrain en 1511.
Louis de Godebert - Vicaire général de Paris
Autorisa l’érection en église (1601).
Philippe Loup - Maître-verrier
Restaura les vitraux en 1994.
Jean-Joseph-Gaspard-Alexandre Arnaud - Curé et chanoine
En poste en 1844.
Origine et histoire
L’église Saint-Fiacre trouve son origine en 1511, lorsque les habitants de La Ville-du-Bois, alors hameau dépendant de Nozay, obtinrent du seigneur de Marcoussis, l’amiral de Graville, un terrain pour construire une chapelle dédiée à saint Fiacre, patron des jardiniers. Ce choix reflétait l’importance des cultures maraîchères locales. La chapelle primitive, de plan carré, fut érigée entre 1511 et 1533, puis agrandie en 1548 vers le nord, formant un rectangle. Un clocher fut ajouté à l’ouest, suivi en 1691 d’une nef prolongée vers l’ouest, intégrant le clocher dans l’édifice.
En 1601, Louis de Godebert, vicaire général de Paris, autorisa l’érection d’une église, accordant des indulgences aux visiteurs. Le bas-côté sud fut ajouté en 1736, et la sacristie fut prolongée en 1784. Le fronton actuel, orné d’une croix celtique évoquant les origines irlandaises de saint Fiacre, date de 1903. La tour du clocher, construite en 1647 en grès et pierre taillée, fut surmontée en 1867 d’une flèche polygonale en zinc de 33 mètres, remplaçant un toit à deux pans. Son coq, installé en 1971, sert de girouette et paratonnerre.
L’intérieur abrite un mobilier remarquable, dont un banc d’œuvre, une chaire et des stalles du XVIIe siècle provenant du monastère des Célestins de Marcoussis, détruit en 1795. Parmi les seize statues, certaines sont classées, comme le buste reliquaire de saint Fiacre ou une Descente de Croix en bois sculpté (XVIIIe). Les vitraux modernes, restaurés en 1994 par Philippe Loup, célèbrent saint Fiacre et saint Vincent, patron des vignerons, reflétant les activités locales (maraîchage et viticulture).
Les cloches, initialement au nombre de deux (acquises en 1615 et 1765), furent partiellement fondues en 1792 pour n’en conserver qu’une. Depuis 1984, l’église en compte trois en airain, électrifiées en 1952. Une cloche en acier, retirée en 1984, est exposée dans le jardin du presbytère. L’édifice, bien que non classé, abrite plusieurs objets protégés, dont un maître-autel en marbre (XVIIe) et un tableau de la Sainte Famille (École française, XVIIe).
L’église, longue de 31 mètres et large de 22, allie pierre de taille (arcades, ogives), grès, silex et enduit plâtré. Sa nef principale voûtée est flanquée de deux collatéraux non voûtés, éclairés par des fenêtres basses grillagées. Un autel dédié à Notre-Dame de Fátima, ajouté au XXIe siècle, témoigne de la présence d’une communauté portugaise locale. La pierre tombale unique et les inscriptions scellées près du chœur rappellent les transformations successives du bâtiment.
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