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Lanterne des Morts de Cherveix-Cubas en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Lanterne des morts

Lanterne des Morts de Cherveix-Cubas

    Cimetière
    24390 Cherveix-Cubas
Propriété de la commune
Lanterne des Morts de Cherveix-Cubas
Lanterne des Morts de Cherveix-Cubas
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
9 décembre 1939
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Lanterne des Morts, dans le cimetière de Cubas : inscription par arrêté du 9 décembre 1939

Origine et histoire

La Lanterne des Morts de Cherveix-Cubas est un monument funéraire en pierre de taille, situé dans le cimetière de la commune. Elle se compose d’une colonne creuse, percée à son sommet de quatre petites fenêtres destinées à diffuser la lumière d’une lanterne allumée chaque soir. Une porte basse permettait d’accéder à l’intérieur pour entretenir cette flamme. L’ensemble est surmonté d’une croix en pierre, typique des symboles chrétiens associés aux monuments funéraires médiévaux. Aucun élément architectural ne permet cependant de dater précisément sa construction, ce qui en fait un objet d’étude mystérieux pour les historiens locaux.

Ce type de lanterne, relativement rare en Nouvelle-Aquitaine, était généralement érigé à proximité des cimetières au Moyen Âge. Leur fonction exacte reste débattue : certaines hypothèses évoquent un rôle de guide pour les âmes des défunts, une protection symbolique contre les mauvais esprits, ou encore un repère pour les pèlerins et voyageurs de nuit. À Cherveix-Cubas, son implantation dans l’enceinte du cimetière suggère un lien fort avec les pratiques funéraires locales, bien que les archives manquent pour en préciser l’usage exact ou les rituels associés.

La Lanterne des Morts a été reconnue pour son intérêt patrimonial dès le XXe siècle, comme en témoigne son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques par arrêté du 9 décembre 1939. Aujourd’hui propriété de la commune, elle reste un vestige silencieux des croyances et traditions médiévales, tout en posant des questions sur les savoir-faire des tailleurs de pierre de l’époque et les réseaux d’influence religieux ou seigneuriaux ayant présidé à sa création. Son état de conservation et sa localisation approximative (notée 5/10 en précision) invitent à une approche prudente de son histoire matérielle.

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