Construction du lavoir 2e moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Période de construction estimée du monument.
11 juin 2019
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 11 juin 2019 (≈ 2019)
Protection officielle du lavoir par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le lavoir dit Lavoir des Contagieux, sis à Castellmare, tel que délimité par un trait rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AS 17) : inscription par arrêté du 11 juin 2019
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.
Origine et histoire
Le lavoir dit Lavoir des Contagieux, situé à Saint-Chamas sur les bords de l'étang de Berre, date de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il se distingue par sa structure en halle voûtée, construite sur un sol rocheux à l’emplacement même d’une source qui alimente son bassin. L’édifice, couvert de dalles de pierre, repose sur des arcades et est renforcé par des contreforts. Son architecture reflète une conception typique des lavoirs de l’époque, adaptée aux besoins hygiéniques et sociaux des communautés rurales.
Le bassin central du lavoir est divisé en deux parties : un petit rinçoir en amont, alimenté directement par l’eau propre de la source, et un grand lavoir en aval, où l’eau usagée s’évacue naturellement vers l’étang par un orifice percé dans le mur ouest. Ce système illustre une gestion pragmatique des ressources en eau, essentielle dans les zones rurales provençales. Le lavoir, aujourd’hui protégé au titre des Monuments Historiques depuis 2019, témoigne de l’importance des infrastructures collectives dans la vie quotidienne des siècles passés.
Implanté en écart du village, à Castellmare, ce lavoir porte le nom évocateur de « Lavoir des Contagieux », suggérant un usage historique lié à des périodes d’épidémies ou de quarantaines. Bien que les archives ne précisent pas les circonstances exactes de cette appellation, elle rappelle les mesures sanitaires ancestrales mises en place pour limiter la propagation des maladies. La propriété de la commune et son inscription récente soulignent sa valeur patrimoniale et mémorielle pour Saint-Chamas et sa région.