Frise chronologique
1649-1653
Construction de l'enceinte urbaine
Construction de l'enceinte urbaine
1649-1653 (≈ 1651)
Intégration du bastion aux remparts de Port-Louis
1706
Installation d'une batterie
Installation d'une batterie
1706 (≈ 1706)
Commandée par François de Laval-Montmorency
1878
Aménagements par Henri Coville
Aménagements par Henri Coville
1878 (≈ 1878)
Batterie moderne et abaissement des remparts
fin XVIIIe siècle
Critique de Louis Lazare d'Ajot
Critique de Louis Lazare d'Ajot
fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Espace jugé trop réduit pour la défense
4 mai 2023
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
4 mai 2023 (≈ 2023)
Protection du bastion et de la poudrière
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Henri III - Roi de France |
Accorda le droit de papegaut |
| François de Laval-Montmorency - Commandant militaire |
Responsable de la batterie en 1706 |
| Louis Lazare d'Ajot - Inspecteur des fortifications |
Critiqua l'espace du bastion |
| Henri Coville - Ingénieur militaire |
Modernisa le site en 1878 |
Origine et histoire
Le bastion de Papegaut, situé à Port-Louis en Bretagne, tire son nom d’un privilège accordé par Henri III aux milices bourgeoises de Blavet : le droit de papegaut, leur permettant de s’entraîner au tir à l’arquebuse. Construit entre 1649 et 1653, il faisait partie de l’enceinte urbaine conçue pour protéger la ville et contrôler l’accès à la baie de Loc Malo et à la presqu’île de Gâvres. Son emplacement stratégique, à l’extrémité sud-est des remparts, en faisait un point clé de surveillance maritime.
En 1706, une batterie y fut installée sous le commandement de François de Laval-Montmorency. Cependant, à la fin du XVIIIe siècle, Louis Lazare d’Ajot jugea l’espace trop restreint pour une défense efficace. Le site subit des modifications majeures en 1878, lorsque Henri Coville y aménagea une nouvelle batterie, avec des retranchements de terre et des casemates. Les remparts furent alors abaissés côté mer, et le bastion, partiellement enfoui dans un talus, perdit une partie de sa structure d’origine.
Aujourd’hui, le Papegaut ne subsiste que partiellement, entouré de murailles du XVIIe siècle remaniées aux XIXe et XXe siècles. Classé Monument Historique en 2023, il comprend deux bâtiments, ses murs d’enceinte est et ouest, ainsi que la petite poudrière associée. Ces vestiges témoignent de l’évolution des systèmes défensifs côtiers, entre adaptations militaires et intégration au paysage urbain. Le site est désormais propriété de la commune de Port-Louis, dans le Morbihan.