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Logis de Chalonne en Charente

Logis de Chalonne

    8 Rue Sainte-Barbe
    16730 Fléac

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Hommage à l'évêque d'Angoulême
1272-1530
Période des seigneurs de Chalonne
1454
Passage à Marguerite de Chesnel
1530
Jean Montgeon achète le titre
1602
Vente pour 7 050 livres
Fin XVIe siècle
Pillage par les protestants
1736
Acquisition par François du Verdier
1763-1772
Location par Montalembert
1997
Legs à la ville de Fléac
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Famille Sardain (ou Cerdaing) - Propriétaires avant la guerre de Cent Ans Constructeurs du premier logis.
Marguerite de Chesnel - Propriétaire en 1454 Épouse de Louis de Morlays.
Jean Montgeon - Seigneur et écrivain militaire Acheta le titre en 1530.
François du Verdier - Évêque d’Angoulême Propriétaire en 1736.
Marc-René de Montalembert - Marquis et industriel Reconstruit le logis (1763-1772).
Fernand Pluviaud - Dernier propriétaire privé Lègue le logis à Fléac.

Origine et histoire

Le logis de Chalonne, aussi appelé Petit Chalonne, est un ancien fief médiéval situé à Fléac, en Charente. Il surplombe la vallée de la Charente depuis la rive droite, sur un site stratégique appelé côte Sainte-Barbe. Ce logis, avec son homologue le Grand Chalonne à Gond-Pontouvre, appartenait aux seigneurs de Chalonne entre 1272 et 1530, et son possesseur devait hommage à l'évêque d'Angoulême dès le XIIIe siècle.

Avant la guerre de Cent Ans, la famille Sardain (ou Cerdaing) en était propriétaire et y construisit un logis. En 1454, le domaine passa à Marguerite de Chesnel, puis à Louis de Morlays et son gendre Guillon, qui le transmirent à Michaud Montgeon. En 1530, Jean Montgeon, marchand et écrivain militaire, acheta le titre de seigneur du Petit-Chalonne. Le logis fut pillé par les protestants lors des guerres de Religion à la fin du XVIe siècle.

En 1602, le logis fut vendu pour 7 050 livres et changea plusieurs fois de mains, notamment entre les familles Thinon, Duchesne et Saint-Astier, avant d’être acquis en 1736 par François du Verdier, futur évêque d’Angoulême. Entre 1763 et 1772, le marquis Marc-René de Montalembert, fondateur de la fonderie de Ruelle, le loua et le reconstruit partiellement. En 1772, il devint la propriété de Pierre Antoine de Jousserant par mariage, puis appartint au docteur Decressac au début du XXe siècle. Fernand Pluviaud en fit don à la ville de Fléac en 1997.

Architecturalement, le logis se distingue par sa terrasse à balustrade classique surplombant la Charente, sa façade en pierre de taille, et une tourelle cylindrique du XVIIe siècle. Le domaine s’étend sur 15 hectares, incluant un parc, une pièce d’eau et des communs avec pigeonniers. L’allée bordée de charmilles et la vue sur Angoulême en font un site remarquable.

Le logis illustre l’évolution des résidences seigneuriales en Angoumois, passant des mains de familles nobles (Sardain, Montgeon) à des propriétaires ecclésiastiques ou industriels (du Verdier, Montalembert). Son histoire reflète les bouleversements régionaux, des guerres de Religion à la Révolution, en conservant des éléments architecturaux médiévaux et classiques.

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