Frise chronologique
1254
Première mention écrite
Première mention écrite
1254 (≈ 1254)
Seguin Cerdaing cède Obezine à Grosbost.
1272-1530
Période des seigneurs de Chalonne
Période des seigneurs de Chalonne
1272-1530 (≈ 1401)
Fief familial pendant près de trois siècles.
1453
Transaction avec Grosbost
Transaction avec Grosbost
1453 (≈ 1453)
Marguerite de Chesnel, dame de Chalonne.
1509
Hommage à l'évêque d'Angoulême
Hommage à l'évêque d'Angoulême
1509 (≈ 1509)
Veuve Vigier rend hommage féodal.
1639
Acquisition par la famille Arnaud
Acquisition par la famille Arnaud
1639 (≈ 1639)
Nouveaux seigneurs et avocat du roi.
1734
Passage aux Prévost de Touchimbert
Passage aux Prévost de Touchimbert
1734 (≈ 1734)
Auguste-François Prévost devient propriétaire.
2018
Transformation en chambres d'hôtes
Transformation en chambres d'hôtes
2018 (≈ 2018)
Projet porté par les descendants Pinaud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Seguin Cerdaing (ou Sardain) - Seigneur de Chalonne en 1254 |
Premier propriétaire documenté, cède Obezine. |
| Hugues XII de Lusignan - Comte d'Angoulême |
Reçoit hommage pour Chalonne en 1254. |
| Marguerite de Chesnel - Dame de Chalonne en 1453 |
Épouse de Louis de Morlays, citée dans transaction. |
| Guy de Vigier - Seigneur de Chalonne au XVIe |
Père de l’héritière mariée à Louis de Courbon. |
| Louis de Courbon - Seigneur de Souillac et Chalonne |
Hérite par mariage en 1523. |
| Auguste-François Prévost - Marquis de Touchimbert |
Propriétaire en 1734, seigneur de Londigny. |
Origine et histoire
Le logis de Chalonne est un ancien édifice seigneurial implanté sur la commune de Gond-Pontouvre, dans le département de la Charente. Situé au sommet d’un coteau surplombant la Charente, à quelques kilomètres d’Angoulême, il était accessible par la route de Vars. Ce site stratégique, mentionné dès 1254, appartenait aux seigneurs de Chalonne, une famille influente entre le XIIIe et le XVIe siècle. À l’origine, le logis avait une vocation à la fois défensive et économique, fournissant notamment farine et chanvre à l’abbaye cistercienne de Grosbost.
En 1254, Seguin Cerdaing, propriétaire de Chalonne, cède la maison d’Obezine aux moines de Grosbost et rend hommage pour le fief au comte d’Angoulême Hugues XII de Lusignan. Ce premier document atteste de l’importance du logis dans le réseau féodal local. Au XVe siècle, la seigneurie passe entre les mains de la famille Vigier, puis, par mariage, à Louis de Courbon en 1523. Les transformations architecturales successives, notamment aux XVIIe et XVIIIe siècles, effacent progressivement son caractère militaire, comme en témoignent la disparition des mâchicoulis et du donjon, dont il ne subsiste qu’une pièce voûtée.
Le logis change plusieurs fois de propriétaires : la famille Arnaud en 1639, puis les marquis de Touchimbert au XVIIIe siècle, dont Auguste-François Prévost, seigneur de Londigny, en 1734. Au XXe siècle, la famille Pinaud en devient propriétaire et, en 2018, ses descendants le transforment en chambres d’hôtes. L’aile sud, remaniée, conserve des traces de portes ogivales, évoquant une ancienne salle seigneuriale. Le site illustre ainsi l’évolution des logis nobles, passant de forteresses médiévales à des résidences d’agrément, tout en restant ancré dans le paysage charentais.
Architecturalement, le logis de Chalonne mêle des éléments médiévaux, comme les contreforts plats du donjon ou la cheminée « sarrazine » à manteau tronconique, à des ajouts plus récents. Ces vestiges, datés entre le XIIe et le XIIIe siècle pour les parties les plus anciennes, rappellent son rôle initial de contrôle territorial et de production agricole. Les remaniements ultérieurs, notamment les ouvertures des XVIIe et XVIIIe siècles, reflètent l’adaptation du bâtiment aux modes de vie des époques modernes, tout en préservant son emprise sur le coteau dominant la Charente.