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Logis de la Basse-Guerche à Chaudefonds-sur-Layon en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Logis
Château fort

Logis de la Basse-Guerche à Chaudefonds-sur-Layon

    D125
    49290 Chaudefonds-sur-Layon
Propriété privée
Logis de la Basse-Guerche à Chaudefonds-sur-Layon
Logis de la Basse-Guerche à Chaudefonds-sur-Layon
Logis de la Basse-Guerche à Chaudefonds-sur-Layon
Logis de la Basse-Guerche à Chaudefonds-sur-Layon
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Logis de la Basse-Guerche à Chaudefonds-sur-Layon
Logis de la Basse-Guerche à Chaudefonds-sur-Layon
Crédit photo : Grefeuille - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1450
Construction du logis
1477
Passage aux La Trémoille
1611
Achat par François Lanier
1835–1841
Ventes successives
1947
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis de la Basse-Guerche (ancien) : inscription par arrêté du 29 septembre 1947

Personnages clés

Louis de Beauvau - Sénéchal du Roi René Commanditaire du logis vers 1450.
Isabelle de Beauvau - Héritière et aïeule des rois Transmet le château aux Bourbon-Vendôme.
Georges II de La Trémoille - Premier propriétaire Trémoille Acquiert le logis en 1477.
François Lanier - Maire d’Angers Acheteur en 1611, transmettra aux Crespy.
Jeanne-Victoire de Crespy - Dernière héritière Crespy Transmet aux Constantin par mariage.

Origine et histoire

Le logis de La Basse-Guerche, situé à Chaudefonds-sur-Layon en Maine-et-Loire, est un château du XVe siècle marqué par une architecture hybride entre forteresse médiévale et résidence d’agrément Renaissance. Construit vers 1450 par Louis de Beauvau, sénéchal du Roi René d’Anjou, il présente des éléments défensifs comme des douves, des tours rondes et des remparts, tout en intégrant des caractéristiques Renaissance : haute toiture, lucarnes aiguës, tourelle d’escalier et échauguettes de pierre. À l’origine appelé La Petite Guierche, il devient un symbole de pouvoir local, passant entre les mains de grandes familles nobles.

Le château est transmis par héritage ou vente à des lignées influentes : d’abord aux Bourbon-Vendôme via Isabelle de Beauvau (aïeule des rois de France), puis aux La Trémoille (1477–1549), aux Sanzay (1549–1611), et aux Crespy après l’achat par François Lanier, maire d’Angers. Au XIXe siècle, il change fréquemment de propriétaires (Quatrebarbes, Miomandre de Saint-Pardoux, Bastard), avant d’être inscrit aux Monuments Historiques en 1947. Aujourd’hui en ruine, il témoigne de l’évolution des châteaux angevins, mêlant utilité défensive et esthétique renaissante.

Selon le Papier terrier du domaine, le logis comprenait une grande salle, un salon, des chambres hautes, des greniers, une chapelle, et une cour close de murs flanquée de deux tours. Les douves, désormais envahies par la végétation, encerclaient autrefois l’ensemble, accessible par un pont dormant. Le site, bien que dégradé, conserve des traces de ses jardins à la française et de son rôle central dans la seigneurie locale, l’une des plus importantes de la paroisse.

La construction du logis coïncide avec une période de reconstruction post-guerre de Cent Ans en Anjou, où les seigneurs transforment leurs forteresses en résidences plus confortables. Louis de Beauvau, proche du Roi René, incarne cette transition : son château reflète à la fois la puissance militaire (remparts, fossés) et le nouveau goût pour les espaces de vie élégants (lucarnes, échauguettes). Les familles suivantes, comme les La Trémoille, y ajoutent leur empreinte, renforçant son prestige jusqu’à la Révolution.

Au XXe siècle, le classement comme Monument Historique (1947) souligne sa valeur patrimoniale, malgré son état de ruine. Les archives mentionnent son utilisation comme ferme au XIXe siècle, illustrant le déclin des seigneuries après la Révolution. Les cartes postales anciennes et les descriptions du Papier terrier offrent un aperçu de sa splendeur passée, aujourd’hui partiellement effacée par le temps et l’abandon.

Liens externes