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Logis de Lugérat en Charente

Logis de Lugérat

  • 30 Rue Jean-mathieu
  • 16330 Montignac
30 Rue Jean-mathieu, 16330 La Boixe, France

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première mention du fief
XIVe siècle
Acquisition par la famille La Rivière
XVe-XVIe siècles
Construction du logis actuel
1660
Mariage de François Louis Flamant
1740
Vente à Bernard Faure de Rancureau
1763
Acquisition par Robert d'Asnières
1792
Vente comme bien national
1840
Ajout de deux tours rondes
1971
Démolition des tours ajoutées
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

François Louis Flamant - Écuyer et seigneur de Villognon Propriétaire en 1660, marié à Marie de Grain.
Bernard Faure de Rancureau - Conseiller du Roi Acheteur en 1740, revendu en 1763.
Robert d'Asnières - Écuyer et seigneur de Villechenon Propriétaire à partir de 1763, émigré en 1792.
Hyppolite Broquisse - Maire d'Angoulême Acheteur en 1840, ajoute deux tours.
Jean-Richard Micoulaud - Propriétaire actuel depuis les années 1990 Poursuit la restauration du logis.

Origine et histoire

Le logis de Lugérat, situé à Montignac-Charente en Charente, est un monument dont les origines remontent au Moyen Âge. Dès le XIIIe siècle, le fief de Lugerac, dépendant de l'évêque d'Angoulême, était soumis à des marques d’allégeance comme la remise d’éperons dorés. La famille La Rivière en devient propriétaire au XIVe siècle, avant que le domaine ne passe aux mains des La Faye puis des Flamant aux XVe et XVIe siècles, période durant laquelle le logis actuel est construit.

Au XVIIe siècle, le domaine change plusieurs fois de mains : en 1660, François Louis Flamant, écuyer, y réside et épouse Marie de Grain de Gademoulins. Entre 1700 et 1740, le château est loué à un fermier sous bail judiciaire. En 1740, Marie-Charlotte Flamant le vend à Bernard Faure de Rancureau, conseiller du Roi, qui le cède en 1763 à Robert d'Asnières, seigneur de Villechenon. À la Révolution, le domaine est confisqué comme bien national et vendu en 1792.

Au XIXe siècle, le maire d’Angoulême, Hyppolite Broquisse, acquiert le logis en 1840 et y ajoute deux tours rondes, démolies en 1971. Le domaine est ensuite restauré par M. Bartolini, puis par Jean-Richard Micoulaud dans les années 1990. L’architecture du logis, marquée par un corps central flanqué de tours rondes et une tour polygonale abritant un escalier à vis, reflète ces transformations successives.

Le bâtiment principal, orienté ouest, domine une cour entourée de communs. Sa façade orientale, dotée d’une porte surmontée d’une accolade et d’un blason martelé, conserve des traces des modifications architecturales, comme l’élargissement des fenêtres et l’ajout de portes au XVIIIe siècle. Les tours rondes, autrefois coiffées de poivrières, présentent des bouches à feu à leur base, témoignages de leur fonction défensive passée.

Liens externes

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