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Logis dit de la Grande-Barre à Poitiers dans la Vienne

Logis dit de la Grande-Barre

    7 Rue de l'Arceau
    86000 Poitiers
Propriété privée
Crédit photo : Jules78120 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1541
Propriété de Christophe de la Fontaine
XVe siècle
Construction du logis
XVIIe siècle
Acquisition par le couvent Sainte-Catherine
1817
Division entre cohéritiers
30 décembre 1924
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis dit de la Grande-Barre : inscription par arrêté du 30 décembre 1924

Personnages clés

Christophe de la Fontaine - Procurateur et seigneur de Grève Propriétaire attesté en 1541.
René Crozet - Historien A daté la *Salle* du XVe siècle.

Origine et histoire

Le logis de la Grande-Barre, édifié à la fin du Moyen Âge à Poitiers, doit son nom à l’Arceau de la Barre, une ancienne porte percée dans l’enceinte romaine de la ville. Bien que son commanditaire initial reste inconnu, le bâtiment est attesté en 1541 comme propriété de Christophe de la Fontaine, procureur et seigneur du fief de Grève (Vendeuvre-du-Poitou). Ce logis, organisé autour d’une cour carrée, illustre l’architecture civile poitevine du XVe siècle, avec des éléments décoratifs comme des anges sculptés et des écussons armoriés.

Au XVIIe siècle, le logis passe sous la possession du couvent de Sainte-Catherine, situé dans la même rue. En 1817, il est divisé entre plusieurs cohéritiers après un changement de propriétaire. Classé Monument historique en 1924, le bâtiment conserve des traces de son histoire, comme une trappe menant à un passage souterrain où furent retrouvées des chaînes et des boulets de prisonnier. Aujourd’hui propriété privée, il témoigne des transformations urbaines et sociales de Poitiers entre Moyen Âge et époque moderne.

L’édifice se compose de deux corps de bâtiment en équerre, accessibles par un portail orné d’une accolade à pignon et d’animaux sculptés. La façade présente des fenêtres à décors végétaux et des anges porteurs d’écussons, dont certains ont été bûchés. À l’intérieur, la Salle, datée du XVe siècle par l’historien René Crozet, abrite une cheminée décorée d’un écusson aux trois roses, tenu par deux anges. Ces éléments soulignent le prestige du logis, probablement lié à une élite locale.

La localisation du logis, au 5 rue de l’Arceau (anciennement rue de l’Arceau de la Barre), rappelle son ancrage dans le tissu urbain médiéval de Poitiers. Son classement en 1924 a permis de préserver des détails architecturaux rares, comme le tabernacle encastré dans le mur ou les décors de la porte principale. Malgré des restaurations ayant déplacé le portail, le logis reste un exemple remarquable de l’habitat noble poitevin à la charnière entre Moyen Âge et Renaissance.

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