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Logis du Breuil-Malicorne à Aigonnay à Aigonnay dans les Deux-Sèvres

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Logis

Logis du Breuil-Malicorne à Aigonnay

    Breuil-Malicorne
    79370 Aigondigné
Propriété privée
Crédit photo : Riton4479 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1430
Première mention du nom Malicorne
avant 1560
Construction d'une maison initiale
1698
Séparation des fiefs
1819
Mention cadastrale comme métairie
1804–1840
Propriété des Chevaleau de Boiragon
21 septembre 1990
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis du Breuil-Malicorne (cad. E 214) : inscription par arrêté du 21 septembre 1990

Personnages clés

Andrée de Varèze - Dame de Magné et Châteauneuf Épouse de Guy de Chourses en 1430.
Guy de Chourses - Seigneur de Malicorne Premier porteur connu du nom Malicorne.
Jacques Chalmot et Florence de Villiers - Propriétaires présumés (XVIe siècle) Possible transmission par donation ou succession.
Simon de la Mourlonnière - Seigneur du Breuil-Malicorne (1698) Copropriétaire avec la famille des Anges.
Famille Chevaleau de Boiragon - Propriétaires (1804–1840) Derniers seigneurs avant le cadastre de 1819.

Origine et histoire

Le logis du Breuil-Malicorne, situé à Aigonnay (Deux-Sèvres), est un ensemble architectural construit entre la 2e moitié du XVIe siècle et la 1ère moitié du XVIIe siècle. Organisé autour d’une cour polygonale, il comprend un corps central à trois travées, flanqué de deux ailes latérales plus basses. La façade conserve une base d’échauguette, tandis que des canonnières subsistent dans les murs des dépendances (buanderie et grange). Les matériaux utilisés – moellons de calcaire et pierre de taille pour les encadrements – reflètent les techniques locales de l’époque. À l’intérieur, un escalier en vis dessert les étages, et des vestiges de décors peints rappellent son usage résidentiel.

L’histoire du domaine remonte au moins à 1430, lorsque le nom Malicorne apparaît avec le mariage d’Andrée de Varèze et Guy de Chourses, seigneur de Malicorne, également titulaire des fiefs de Magné, Mons et Châteauneuf. Le Breuil-Malicorne était probablement lié au fief voisin du Breuil d’Aigonnay, avant d’en être séparé. En 1560, une maison préexistante est mentionnée, et des éléments comme les cheminées en pierre ou les portes cintrées datent de cette période. Le domaine change de mains : en 1698, il est détenu par Simon de la Mourlonnière et des Anges (fief de 250 livres), distinct du Breuil d’Aigonnay (400 livres, propriété de la famille Chalmot). Entre 1804 et 1840, il appartient aux Chevaleau de Boiragon, avant d’être désigné comme métairie sur le cadastre de 1819.

Les traces défensives (canonnières, échauguette) suggèrent une fonction mixte, à la fois résidence seigneuriale et lieu protégé. Les dépendances agricoles (grange, four) attestent d’une exploitation autonome, typique des manoirs ruraux de l’époque. L’inscription aux Monuments Historiques en 1990 souligne son intérêt patrimonial, notamment pour son plan en cour fermée et ses éléments architecturaux préservés (escalier, décors peints).

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