Construction initiale vers 1490 (≈ 1490)
Fin du XVe siècle, édification du logis.
1626
Construction du pressoir
Construction du pressoir 1626 (≈ 1626)
Pressoir encore visible aujourd’hui.
1758
Acquisition familiale
Acquisition familiale 1758 (≈ 1758)
Rachat par Bertrand de L’Hodiesnière.
vers 1840
Modification de la structure
Modification de la structure vers 1840 (≈ 1840)
Amputation partielle du logis.
20 décembre 1999
Protection monument historique
Protection monument historique 20 décembre 1999 (≈ 1999)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis ; façades et toitures du pressoir (cad. ZB 73, 77) : inscription par arrêté du 20 décembre 1999
Personnages clés
Charles Ambroise Bertrand de L’Hodiesnière - Député à la Convention nationale
Propriétaire depuis 1758.
Levavasseur - Peintre normand
Fréquentait le logis au XIXe siècle.
Origine et histoire
Le logis du Hamel Saint-Étienne est une demeure construite vers 1490, à la fin du XVe siècle, située sur l’ancienne commune de La Carneille, aujourd’hui intégrée à Athis-Val de Rouvre dans l’Orne. L’édifice, partiellement inscrit aux monuments historiques en 1999, se caractérise par une enceinte quadrangulaire autrefois dotée de poivrières et de tours rondes. Bien que remanié, il conserve des éléments défensifs comme des arquebusières à pierre tournante et des tourelles en encorbellement. Un pressoir daté de 1626, toujours présent sur le domaine, témoigne de son activité agricole passée.
Le logis a appartenu à la même famille depuis 1758, date de son acquisition par Charles Ambroise Bertrand de L’Hodiesnière, député à la Convention nationale. Au XIXe siècle, le lieu devint un foyer artistique, accueillant notamment le peintre normand Levavasseur. Vers 1840, une partie du bâtiment fut amputée, mais ces modifications sous Louis-Philippe n’altérèrent pas sa physionomie générale. Les façades et toitures du logis et du pressoir sont protégées depuis 1999.
Situé sur le versant occidental de la vallée de la Rouvre, le Hamel Saint-Étienne illustre l’architecture des maisons fortes normandes, combinant fonctions résidentielles, défensives et agricoles. Son histoire reflète aussi les transformations sociales et culturelles de la région, depuis son rôle de résidence seigneuriale jusqu’à son ouverture aux cercles artistiques du XIXe siècle. Les éléments conservés, comme les baies d’origine et la distribution intérieure, offrent un témoignage rare de l’habitat noble de la fin du Moyen Âge en Normandie.