Rachat du matériel de flottage 1729 (≈ 1729)
La ville acquiert arrêts et cordages aux négociants.
17 octobre 1735
Lettres-patentes royales
Lettres-patentes royales 17 octobre 1735 (≈ 1735)
Officialisation de la gestion municipale des bois.
1781
Décision de construction
Décision de construction 1781 (≈ 1781)
Projet adopté pour un nouveau magasin.
25 mai 1782
Choix du projet Bertrand
Choix du projet Bertrand 25 mai 1782 (≈ 1782)
Plan retenu pour l’édifice actuel.
1783
Construction du magasin
Construction du magasin 1783 (≈ 1783)
Réalisé par Nicolas Strabat d’après Bertrand.
1880
Amputation du corps arrière
Amputation du corps arrière 1880 (≈ 1880)
Dû à la ligne de chemin de fer.
1932-1933
Transformation en école maternelle
Transformation en école maternelle 1932-1933 (≈ 1933)
Première reconversion majeure du bâtiment.
15 avril 2004
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 15 avril 2004 (≈ 2004)
Protection des façades et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toiture (cad. DK 27) : inscription par arrêté du 15 avril 2004
Personnages clés
Claude-Joseph-Alexandre Bertrand - Contrôleur-adjoint et maître d'œuvre
Auteur des plans retenus en 1782.
Nicolas Strabat - Entrepreneur
Réalisa la construction en 1782-1783.
Claude Koenig - Architecte bisontin
Dirigea la rénovation en 2004.
Origine et histoire
Le magasin du Port de Rivotte, construit en 1783 à Besançon, est un bâtiment néo-classique en pierre de taille, à un étage et couvert d’un toit à croupes. Il était initialement destiné au stockage des cordages et outils liés au flottage des bois sur le Doubs, ainsi qu’au logement d’un commis chargé de leur entretien et de la perception des taxes. Son architecture reflète les standards urbains de l’époque, avec une façade ornée de bossages et de baies symétriques.
À l’origine, le port au bois de Rivotte utilisait un système d’arrêts et de cordages pour maîtriser le transport des bois flottés sur la rivière. En 1781, la ville de Besançon décide de construire un nouvel édifice contre le glacis de la porte Rivotte, selon les plans du contrôleur-adjoint Claude-Joseph-Alexandre Bertrand. Réalisé en 1783 par l’entrepreneur Nicolas Strabat, le bâtiment subira des modifications majeures, notamment en 1880 avec la suppression de son corps arrière lors de la construction de la ligne de chemin de fer Besançon-Morteau.
Au XIXe siècle, le magasin connaît plusieurs affectations : dépôt de matériel, manège militaire dans les années 1830, écurie, puis entrepôt. Au XXe siècle, il devient une école maternelle (1932-1933) avec adjonction d’un centre social en 1956, avant d’être transformé en restaurant en 2004 sous le nom Le Manège. Ses façades et sa toiture sont inscrites à l’inventaire des monuments historiques depuis le 15 avril 2004, soulignant son importance patrimoniale.
Le système de flottage des bois, central pour l’économie locale, reposait sur des arrêts (cordes et troncs flottants) tendus par des treuils et entretenus par un commis. Ce dernier logeait dans le magasin et percevait les taxes sur les bois, un rôle officiel confirmé par les lettres-patentes de 1735. La municipalité, ayant racheté en 1729 le matériel aux négociants privés, gérait ainsi directement cette activité stratégique pour le chauffage et la construction.
Architecturalement, le pavillon conservé présente un plan rectangulaire avec une façade néo-classique en pierre de taille, typique des constructions urbaines de la fin du XVIIIe siècle. Les murs latéraux, en moellon calcaire enduit, contrastent avec la sobriété élégante de la façade principale. Le toit à croupes, couvert de tuiles plates, et l’étage-attique rappellent les influences stylistiques de l’époque, mêlant fonctionnalité et esthétique.
Vendu par la ville en 2003, le bâtiment est aujourd’hui un restaurant, après une rénovation menée par l’architecte Claude Koenig. Cette reconversion a permis de préserver son intégrité tout en l’adaptant à un usage contemporain. L’inscription aux monuments historiques en 2004 protège ses éléments caractéristiques, témoignant de son passé industriel et administratif dans l’histoire de Besançon.
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