Ouragan Okeechobee 1928 (≈ 1928)
Dévastation motivant la reconstruction en Guadeloupe.
6 octobre 1931
Adjudication des travaux
Adjudication des travaux 6 octobre 1931 (≈ 1931)
Coût : 275 000 francs pour la mairie.
1931
Construction de la mairie
Construction de la mairie 1931 (≈ 1931)
Œuvre d’Ali-Georges Tur, style épuré.
années 1960
Fin de l’usage municipal
Fin de l’usage municipal années 1960 (≈ 1960)
Remplacée par un nouveau bâtiment voisin.
2 avril 1992
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2 avril 1992 (≈ 1992)
Inclut mairie, jardins et colonne républicaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Mairie et éléments extérieurs suivants : espace jardin public limité sur la rue par deux balustrades ainsi que le buste de Marianne présenté sur une colonne (cad. AO 365, 360) : inscription par arrêté du 2 avril 1992
Personnages clés
Ali-Georges Tur - Architecte du Ministère des Colonies
Concepteur de la mairie, style fonctionnel.
Origine et histoire
L’hôtel de ville de Pointe-Noire, édifié en 1931 par l’architecte Ali-Georges Tur, s’inscrit dans un vaste projet du Ministère des Colonies visant à reconstruire la Guadeloupe après les destructions de l’ouragan Okeechobee (1928). Ce bâtiment, de style épuré aux lignes strictes, faisait partie d’un ensemble incluant la préfecture, le palais du conseil général et le palais de justice de Basse-Terre. Son architecture reflète l’influence moderniste d’Ali Tur, auteur de près d’une centaine d’édifices publics en Guadeloupe durant l’entre-deux-guerres.
La mairie, située place de la Liberté, se distingue par son plan quasi carré, ses auvents et balcons en relief, ainsi que son isolement qui en accentue la visibilité. À proximité, une colonne républicaine ornée d’un buste de Marianne (1889) complète l’ensemble. Le site, y compris les jardins et la colonne, a été inscrit aux monuments historiques le 2 avril 1992 pour sa conservation exemplaire parmi l’œuvre d’Ali Tur. Dès les années 1960, le bâtiment, devenu trop exigu, a perdu sa fonction municipale au profit d’un nouvel édifice voisin.
Construit pour un coût de 275 000 francs (adjudication du 6 octobre 1931), ce monument symbolise à la fois la reconstruction post-catastrophe et les célébrations du tricentenaire de la présence française en Guadeloupe. Son architecte, originaire de Tunis, y a imposé un style fonctionnel, marquant durablement le paysage urbain de l’île. Aujourd’hui, il témoigne de l’histoire administrative et architecturale de la Guadeloupe sous la IIIe République.
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