Construction de la maison 2e moitié du XVIe siècle (≈ 1650)
Période d'édification avec pigeonnier et cheminée.
19 septembre 2007
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 19 septembre 2007 (≈ 2007)
Protection totale de l'édifice (arrêté).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité (cad. C 325) : inscription par arrêté du 19 septembre 2007
Personnages clés
Famille Cousin de Nozeroy - Propriétaire présumé
Armoiries et devises sur la cheminée.
Origine et histoire
La Maison Beley, située à Orve en Bourgogne-Franche-Comté, est un monument historique daté de la seconde moitié du XVIe siècle. Elle se distingue par son architecture Renaissance, combinant un corps de logis rectangulaire et un pigeonnier carré en façade. Le rez-de-chaussée et l’étage abritent chacun une pièce voûtée d’un plafond à la française, tandis que le sous-sol, voûté, suggère un usage à la fois résidentiel et défensif, comme en témoigne une ouverture de tir en forme de canonnière. L’escalier à vis intégré et les baies d’origine soulignent le soin apporté à sa construction, probablement destinée à une famille aisée de la région.
La cheminée monumentale du premier étage, en pierre marbrière polie, est l’élément le plus remarquable de la maison. Ornée de motifs géométriques sculptés, elle porte les armoiries et devises de la famille Cousin de Nozeroy, ainsi que des figures allégoriques (un homme et une femme torses nus) sous les symboles du soleil et de la lune. Ces détails artistiques, associés à une frise peinte de rinceaux de feuillage partiellement conservée, révèlent l’influence des courants humanistes de la Renaissance et le statut social élevé des occupants. La maison, inscrite aux Monuments Historiques en 2007, illustre ainsi le patrimoine architectural civil de la Franche-Comté.
À l’origine, la Maison Beley devait être accompagnée de dépendances, aujourd’hui disparues, suggérant une exploitation agricole ou seigneuriale. Son plan rectangulaire et ses aménagements intérieurs (plafonds moulurés, cheminées ouvragées) reflètent les standards de confort de l’élite provinciale au XVIe siècle. La localisation sur la Grande Rue d’Orve, ainsi que la présence d’un pigeonnier — symbole de privilège seigneurial —, confirment son rôle central dans le village. L’édifice, bien que partiellement altéré, reste un témoignage rare de l’habitat noble rural en Franche-Comté à la Renaissance.
La protection officielle de la maison en totalité (cadastre C 325) par arrêté du 19 septembre 2007 souligne sa valeur patrimoniale. Les éléments défensifs (canonnière) et décoratifs (sculptures, peintures) en font un exemple hybride entre maison forte et demeure d’agrément, caractéristique des périodes de transition entre Moyen Âge et époque moderne. Aujourd’hui, son état de conservation et son ouverture au public (non précisée dans les sources) interrogent sur les modalités de sa valorisation touristique et historique.
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