Fondation de la bastide 1256 (≈ 1256)
Création par Alphonse de Poitiers en bordure de l'Aveyron.
1302
Siège d'un archiprêtré
Siège d'un archiprêtré 1302 (≈ 1302)
Villefranche devient centre religieux important.
1463
Droit de frapper monnaie
Droit de frapper monnaie 1463 (≈ 1463)
Sénéchaussée obtient privilège monétaire royal.
1497
Incendie de la place
Incendie de la place 1497 (≈ 1497)
Destruction des maisons antérieures au XVIe siècle.
vers 1500
Reconstruction de la façade
Reconstruction de la façade vers 1500 (≈ 1500)
Arcades et claires-voies datent de cette période.
1932
Protection de la façade
Protection de la façade 1932 (≈ 1932)
Inscription comme Monument Historique.
1996
Classement de la galerie
Classement de la galerie 1996 (≈ 1996)
Protection étendue à la galerie couverte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade : inscription par arrêté du 4 octobre 1932 - Galerie couverte, façade et toiture : classement par arrêté du 31 octobre 1996
Personnages clés
Alphonse de Poitiers - Fondateur de la bastide
Créa Villefranche-de-Rouergue en 1256.
Michel Grezes - Sculpteur et artisan
Auteur des ornements et de l'Annonciation.
Origine et histoire
La Maison Bouillac, classée Monument Historique, se distingue par sa façade homogène sur la place Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue. Ses arcades et claires-voies datent de la reconstruction vers 1500, après l'incendie de 1497 qui ravagea la place. La maison illustre l'architecture typique des demeures marchandes de cette bastide fondée en 1256 par Alphonse de Poitiers, avec des boutiques sous couvert et une volumétrie modifiée au niveau du troisième étage.
Villefranche-de-Rouergue, bastide créée en 1256, devint un centre économique florissant, siège d'un archiprêtré dès 1302 et doté du droit de frapper monnaie royale en 1463. La ville, organisée selon un plan orthogonal, vit ses arcades se construire progressivement. La Maison Bouillac, avec son décor de claires-voies et une inscription attribuant les sculptures à Michel Grezes, témoigne de cette prospérité post-incendie, où les maisons furent rebâties sur le plan primitif.
L'inscription gravée « michael gches fes las pses fenestas » sur une baie du premier étage suggère que Michel Grezes réalisa les ornements sculptés, dont l'Annonciation. Cette maison, dont la façade est protégée depuis 1932 et la galerie couverte classée en 1996, incarne l'héritage architectural et commercial de cette cité médiévale, marquée par son rôle de place marchande et son urbanisme rigoureux.