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Maison à Bourges dans le Cher

Maison

    24 Rue Bourbonnoux
    18000 Bourges
Propriété privée
Maison
Maison
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1487
Incendie de Bourges
début XVIe siècle
Construction de la maison
6 mars 1950
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade du rez-de-chaussée (cad. HY 33) : inscription par arrêté du 6 mars 1950

Personnages clés

Information non disponible - Artisan propriétaire (anonyme) Commanditaire présumé, non nommé

Origine et histoire

Cette maison située à Bourges, construite à la limite des XVe et XVIe siècles, illustre l’architecture civile de la Renaissance naissante. Elle fut édifiée après le grand incendie de 1487 qui ravagea la ville, marquant un renouveau urbain. Destinée à un artisan, sa façade combine des éléments fonctionnels et décoratifs, comme les quatre montants en bois du rez-de-chaussée formant l’armature de la boutique. Ces colonnes encadrent une porte à imposte, tandis qu’une moulure relie la traverse haute aux colonnettes, soulignant le soin apporté à la structure.

La répartition des espaces reflète les usages de l’époque : à gauche, la boutique ouvrait directement sur la rue, tandis qu’à droite, une entrée charretière desservait la cour intérieure. La maison s’adosse à l’enceinte de la vieille ville, témoignant de l’intégration des habitations dans le tissu défensif médiéval. Son inscription comme Monument Historique en 1950 (pour la façade du rez-de-chaussée) souligne sa valeur patrimoniale, notamment pour son pignon sur rue et ses éléments en bois conservés.

Localisée au 24 rue Bourbonnoux, cette demeure incarne le quotidien des artisans de Bourges au début du XVIe siècle. Son état actuel, bien que partiellement préservé, offre un aperçu des techniques constructives de l’époque, mêlant praticité commerciale et esthétique sobre. La précision de sa localisation est jugée « a priori satisfaisante », et son adresse correspond aux archives de la base Mérimée, confirmant son ancrage dans l’histoire urbaine de la ville.

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