Construction de la villa 1803-1810 (≈ 1807)
Période de construction initiale du bâtiment.
1827-1835
Propriété de Ciceri
Propriété de Ciceri 1827-1835 (≈ 1831)
Pierre-Luc-Charles Ciceri possède et décore la maison.
15 février 1989
Premier classement
Premier classement 15 février 1989 (≈ 1989)
Inscription des décors intérieurs aux Monuments historiques.
12 juillet 2002
Second classement
Second classement 12 juillet 2002 (≈ 2002)
Protection des façades, toitures et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le décor des pièces suivantes : ancienne salle à manger (actuel vestibule) ; ancien salon de musique (actuelle salle à manger) ; grand salon, y compris les trois toiles peintes représentant les allégories de l'Architecture, de la Peinture et de la Musique (actuellement déposées dans les communs) (cad. B 2340) : inscription par arrêté du 15 février 1989 - Les façades et toitures de la maison, ainsi que son parc (cad. AC 85 à 87) : inscription par arrêté du 12 juillet 2002
Personnages clés
Pierre-Luc-Charles Ciceri - Peintre-décorateur et propriétaire
Auteur des décors intérieurs (1827-1835).
Origine et histoire
La maison Ciceri est une demeure de plaisance édifiée entre 1803 et 1810 à Saint-Chéron, dans le département de l’Essonne. Son architecture s’inspire des villas de la Renaissance italienne, avec un plan en croix grecque. L’édifice se distingue par ses décors peints à l’huile, typiques du style Empire, ornant le rez-de-chaussée et une pièce de l’étage. Ces fresques représentent des motifs floraux, des allégories antiques, et des scènes mythologiques, comme des amours ailés jouant de la musique.
Le peintre-décorateur Pierre-Luc-Charles Ciceri, d’origine milanaise, acquiert la propriété en 1827 et en reste propriétaire jusqu’en 1835. Son intervention marque l’histoire du lieu, notamment par la réalisation des décors intérieurs. La maison est partiellement classée Monument historique en 1989 pour ses pièces décorées, puis en 2002 pour ses façades, toitures et parc. Parmi les espaces protégés figurent l’ancien vestibule, le grand salon (avec trois toiles allégoriques déposées), et la chambre dite de Mérimée, aux murs peints en rouge-brique.
Située au 5 rue Lamoignon, la villa illustre l’influence des artistes italiens en France au début du XIXe siècle. Son état de conservation et ses décors en font un témoignage rare de l’art décoratif de l’époque napoléonienne. Les faux marbres de la cage d’escalier et les guirlandes végétales de la salle à manger soulignent le savoir-faire des artisans de l’époque. Aujourd’hui, le monument reste un exemple remarquable de l’architecture néoclassique adaptée à une résidence privée.
Les protections successives (1989 et 2002) reflètent la valeur patrimoniale du site, tant pour son architecture que pour ses décors. La maison Ciceri incarne ainsi le dialogue entre les traditions italiennes et le goût français sous l’Empire, tout en offrant un aperçu de la vie des élites artistiques de l’époque. Son parc, inclus dans le classement, complète cet ensemble par un cadre paysager préservé.
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