Construction de la prison 1852-1856 (≈ 1854)
Remplacement du château d’Angers par Ferdinand Lachèse.
1896 et 1934
Exécutions par guillotine
Exécutions par guillotine 1896 et 1934 (≈ 1934)
Devant l’entrée principale de la prison.
1944 (août)
Évacuation par les Allemands
Évacuation par les Allemands 1944 (août) (≈ 1944)
134 déportés emmenés avant la Libération.
1947 et 1949
Dernières exécutions capitales
Dernières exécutions capitales 1947 et 1949 (≈ 1949)
Deux hommes en 1947, Germaine Leloy en 1949.
1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1997 (≈ 1997)
Protection des bâtiments en croix et de la rotonde.
2010
Agrandissement de la prison
Agrandissement de la prison 2010 (≈ 2010)
Ajout d’un centre de semi-liberté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments en croix autour de la rotonde (les trois grandes ailes et la petite aile du bâtiment administratif) ainsi que la rotonde (cad. BP 169) : inscription par arrêté du 14 janvier 1997
Personnages clés
Ferdinand Lachèse - Architecte départemental
Concepteur de la prison (1852-1856).
Chanoine Uzureau - Aumônier de la prison
De 1902 à 1948.
Germaine Leloy - Dernière femme guillotinée en France
Exécutée en 1949 dans la prison.
Origine et histoire
La maison d’arrêt du Pré Pigeon, située à Angers dans les Pays de la Loire, est un établissement pénitentiaire construit entre 1852 et 1856 sous la direction de l’architecte départemental Ferdinand Lachèse. Elle remplace les anciennes installations carcérales du château d’Angers, jugées inadaptées. Inspiré par le modèle panoptique, le bâtiment adopte un plan en croix avec quatre ailes (trois cellulaires et une administrative) ancrées à une rotonde centrale. Ce projet s’inscrit dans un courant philanthropique du XIXe siècle visant à améliorer les conditions de détention, bien que la surpopulation devienne rapidement un problème récurrent (217 places théoriques pour 370 détenus en 2013).
La prison a été le théâtre d’exécutions capitales, avec la guillotine dressée à deux reprises devant son entrée (1896 et 1934), puis dans la cour intérieure en 1947 pour deux condamnés à mort. La dernière exécution, celle de Germaine Leloy en 1949, marque un fait rare : une femme guillotinée dans un établissement réservé aux hommes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands y ont interné et torturé des résistants avant de l’évacuer en août 1944, emportant 134 déportés.
Classée Monument Historique en 1997 pour ses parties intérieures (bâtiments en croix et rotonde), la prison a subi un agrandissement en 2010 avec un centre de semi-liberté. Aujourd’hui enclavée en plein cœur d’Angers, elle est jugée obsolète en raison de sa surpopulation et de son âge. Un projet de nouvelle prison de 850 places à Trélazé, prévu pour 2028, doit la remplacer, employant 525 personnes. Entre 1902 et 1948, le chanoine Uzureau a exercé comme aumônier de l’établissement.
L’architecture de la prison, avec son poste de surveillance central surmonté d’une chapelle et sa porte d’entrée en forme de châtelet, illustre les principes pénitentiaires du XIXe siècle. Son inscription aux Monuments Historiques souligne sa valeur patrimoniale, malgré les défis contemporains liés à son usage carcéral. La prison incarne ainsi à la fois un héritage architectural et les tensions entre mémoire historique et exigences modernes du système pénitentiaire.