Construction du logis 1670-1671 (≈ 1671)
Dates gravées sur porte et fenêtre.
27 novembre 1997
Classement monument historique
Classement monument historique 27 novembre 1997 (≈ 1997)
Inscription des façades et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et la toiture (cad. 1 88) : inscription par arrêté du 27 novembre 1997
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur.
Origine et histoire
La maison au 13, rue Saint-Maurice à Soultz-les-Bains est un édifice civil daté de la 2e moitié du XVIIe siècle, plus précisément des années 1670 et 1671, comme en témoignent les inscriptions sur la porte d’entrée et une fenêtre du rez-de-chaussée. Ce logis en pans de bois, typique de l’architecture alsacienne, se distingue par ses chaînes d’angle à bosses, ses poteaux corniers sculptés de têtes grimaçantes, et ses fenêtres de style Renaissance ornées de colonnettes. La maison, située à proximité de l’église médiévale du village, illustre le savoir-faire artisanal local de l’époque, mêlant motifs décoratifs et structure fonctionnelle.
Classée monument historique depuis 1997, la protection concerne spécifiquement les façades et la toiture, soulignant la valeur patrimoniale de son décor sculpté (têtes humaines, motifs Renaissance) et de sa charpente apparente. Le mur-pignon, particulièrement travaillé, ainsi que les dates gravées (1670 et 1671), offrent des indices précieux sur les techniques de construction et l’esthétique régionale au sortir de la guerre de Trente Ans. Ce bâtiment témoigne aussi de l’urbanisation progressive des bourgs alsaciens, où les maisons à colombages servaient à la fois d’habitation et, parfois, d’atelier ou de commerce.
L’édifice s’inscrit dans un contexte historique marqué par la reconstruction après les conflits du XVIIe siècle, période où l’Alsace, alors sous influence française, voit se développer un style architectural hybride, mêlant traditions germaniques et apports Renaissance. La présence de têtes sculptées grimaçantes pourrait refléter des croyances populaires ou un désir de protection symbolique, courant dans les régions frontalières. Aujourd’hui, cette maison contribue à la liste des monuments historiques du Bas-Rhin, rappelant le patrimoine vernaculaire de Soultz-les-Bains, commune connue pour ses sources thermales depuis le Moyen Âge.
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