Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Maison de contremaître de la société A. André Fils, dite maison Perret en Seine-Maritime

Maison de contremaître de la société A. André Fils, dite maison Perret

    40 Boulevard Stalingrad
    76120 au Grand-Quevilly
Propriété de la commune
Maison de contremaître de la société A. André Fils, dite maison Perret
Maison de contremaître de la société A. André Fils, dite maison Perret
Maison de contremaître de la société A. André Fils, dite maison Perret
Maison de contremaître de la société A. André Fils, dite maison Perret
Maison de contremaître de la société A. André Fils, dite maison Perret
Crédit photo : WikifaxeN - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1908
Début de l'activité raffinerie
1922
Construction de la maison
1925-1926
Publications architecturales
9 juin 1940
Incendie du site
30 septembre 1996
Classement Monument Historique
1998
Rénovation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison (cad. AB 27) : inscription par arrêté du 30 septembre 1996

Personnages clés

Auguste Perret - Architecte Concepteur de la maison, pionnier du béton armé.
Société maritime des Pétroles - Commanditaire Propriétaire du site en 1922, succédant à A. André Fils.

Origine et histoire

La maison Perret, aussi appelée Maison de contremaître de la société A. André Fils, est édifiée en 1922 sur la commune du Grand-Quevilly (Seine-Maritime, Normandie). Elle fait partie d’un ensemble de logements conçus par l’architecte Auguste Perret pour la Société maritime des Pétroles, succédant à la raffinerie A. André Fils active depuis 1908. Ces maisons jumelées, en béton armé avec soubassement en silex et murs intérieurs en brique, illustrent les débats de l’époque sur l’habitat économique industrialisable. Leur simplicité (sans eau courante, confort modeste) reflète leur destination : loger les cadres et contremaîtres de l’usine.

Publiées dans les revues L’Architecture vivante et La Construction moderne (1925-1926), ces réalisations marquent une étape dans l’œuvre de Perret, pionnier du béton. Le site industriel, incendié en 1940, laisse place à une usine d’incinération (Vesta) où la maison Perret subsiste. Classée Monument Historique en 1996, elle abrite aujourd’hui les archives locales et sert de salle de gestion de crise, témoignant de son adaptation aux usages contemporains.

La construction mêle innovation technique (préfabrication, toit-terrasse) et contexte social : l’industrialisation normande du début du XXe siècle, avec ses raffineries et chantiers navals, génère une demande en logements fonctionnels pour les employés. Ces maisons, conçues en série, préfigurent les ensembles pavillonnaires ouvriers. Leur préservation souligne leur valeur patrimoniale, à la fois architecturale (style Perret) et historique (mémoire industrielle de la Seine-Maritime).

En 1998, le SMEDAR (syndicat de traitement des déchets) rénove le bâtiment après son classement. Son usage actuel — archives, locaux associatifs, salle de crise — en fait un lieu hybride, entre mémoire industrielle et utilité publique. La maison Perret incarne ainsi la réhabilitation du patrimoine technique, tout en restant ancrée dans son territoire d’origine, le boulevard Stalingrad au Grand-Quevilly.

Liens externes