Début de l'activité raffinerie 1908 (≈ 1908)
Lancement effectif de la raffinerie A. André Fils.
1922
Construction de la maison
Construction de la maison 1922 (≈ 1922)
Réalisée par Auguste Perret pour la Société maritime des Pétroles.
1925-1926
Publications architecturales
Publications architecturales 1925-1926 (≈ 1926)
Parution dans *L’Architecture vivante* et *La Construction moderne*.
9 juin 1940
Incendie du site
Incendie du site 9 juin 1940 (≈ 1940)
Destruction des installations avant l’occupation allemande.
30 septembre 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 30 septembre 1996 (≈ 1996)
Inscription par arrêté ministériel.
1998
Rénovation
Rénovation 1998 (≈ 1998)
Travaux menés par le SMEDAR.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison (cad. AB 27) : inscription par arrêté du 30 septembre 1996
Personnages clés
Auguste Perret - Architecte
Concepteur de la maison, pionnier du béton armé.
Société maritime des Pétroles - Commanditaire
Propriétaire du site en 1922, succédant à A. André Fils.
Origine et histoire
La maison Perret, aussi appelée Maison de contremaître de la société A. André Fils, est édifiée en 1922 sur la commune du Grand-Quevilly (Seine-Maritime, Normandie). Elle fait partie d’un ensemble de logements conçus par l’architecte Auguste Perret pour la Société maritime des Pétroles, succédant à la raffinerie A. André Fils active depuis 1908. Ces maisons jumelées, en béton armé avec soubassement en silex et murs intérieurs en brique, illustrent les débats de l’époque sur l’habitat économique industrialisable. Leur simplicité (sans eau courante, confort modeste) reflète leur destination : loger les cadres et contremaîtres de l’usine.
Publiées dans les revues L’Architecture vivante et La Construction moderne (1925-1926), ces réalisations marquent une étape dans l’œuvre de Perret, pionnier du béton. Le site industriel, incendié en 1940, laisse place à une usine d’incinération (Vesta) où la maison Perret subsiste. Classée Monument Historique en 1996, elle abrite aujourd’hui les archives locales et sert de salle de gestion de crise, témoignant de son adaptation aux usages contemporains.
La construction mêle innovation technique (préfabrication, toit-terrasse) et contexte social : l’industrialisation normande du début du XXe siècle, avec ses raffineries et chantiers navals, génère une demande en logements fonctionnels pour les employés. Ces maisons, conçues en série, préfigurent les ensembles pavillonnaires ouvriers. Leur préservation souligne leur valeur patrimoniale, à la fois architecturale (style Perret) et historique (mémoire industrielle de la Seine-Maritime).
En 1998, le SMEDAR (syndicat de traitement des déchets) rénove le bâtiment après son classement. Son usage actuel — archives, locaux associatifs, salle de crise — en fait un lieu hybride, entre mémoire industrielle et utilité publique. La maison Perret incarne ainsi la réhabilitation du patrimoine technique, tout en restant ancrée dans son territoire d’origine, le boulevard Stalingrad au Grand-Quevilly.
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