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Maison de gardien de la Villa Sans Gêne à Neufchâtel-Hardelot dans le Pas-de-Calais

Pas-de-Calais

Maison de gardien de la Villa Sans Gêne

    42 Allée des Mésanges
    62152 Neufchâtel-Hardelot

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1906
Fondation de la station d'Hardelot
1908-1909
Construction de la villa et du gardiennage
1930
Agrandissement du terrain
1941-1944
Occupation par la Wehrmacht
1949
Vente à l’industriel Desurmont
1er décembre 1997
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. AV 512) : inscription par arrêté du 1er décembre 1997

Personnages clés

Sir Thomas Browell Burnham - Commanditaire de la villa Propriétaire britannique, ami de Whitley.
Sir Robinson Whitley - Fondateur de la station Hardelot Créa la station en 1906.
Architecte anglais (anonyme) - Concepteur de la villa Style Arts and Crafts inspiré.
Famille Desurmont - Propriétaire post-1949 Industriels tourquennois acquéreurs.

Origine et histoire

La maison de gardien de la Villa Sans Gêne, située à Neufchâtel-Hardelot, a été édifiée au 1er quart du XXe siècle (vers 1908-1909) dans le style Arts and Crafts, typique des résidences anglophiles de l’époque. Elle accompagne une villa construite sur une dune par un architecte anglais pour Sir Thomas Browell Burnham, un commanditaire britannique. Le logement des domestiques, en contrebas de la villa, reprend les mêmes codes esthétiques : bow-window, encorbellements en pan de bois, et une façade sobre contrastant avec l’exubérance de la partie gauche.

La villa et sa maison de gardien s’inscrivent dans le projet de la station balnéaire d’Hardelot, fondée en 1906 par Sir Robinson Whitley pour attirer une clientèle aisée et anglophile, rivalisant avec Le Touquet. Le site, initialement isolé, fut desservi par une route spécialement construite. La propriété fut agrandie en 1930, puis occupée par la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale (graffitis allemands visibles, dont un V1 sur le belvédère), servant de poste d’observation pour les tirs de missiles.

Architecturalement, la maison de gardien illustre l’influence du mouvement Arts and Crafts, avec ses baies à petits carreaux, ses pans de bois, et son bow-window au rez-de-chaussée. À l’intérieur, la villa principale présente un hall central, des lambris, et des cheminées décoratives, tandis que le gardiennage, bien que plus modeste, en reprend les motifs. L’ensemble témoigne de l’engouement des élites européennes pour les cottages anglais, adaptés ici au paysage dunaire du Pas-de-Calais.

La villa fut vendue en 1949 à l’industriel Desurmont, puis en 1991 à un nouveau propriétaire. Aujourd’hui, ses façades et toitures sont protégées depuis 1997 (inscription aux Monuments Historiques), soulignant son importance patrimoniale dans l’histoire des stations balnéaires du nord de la France. La maison de gardien, bien que moins documentée, partage cette protection et ce style emblématique.

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