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Maison de la Gourgauderie à Saint-Germain-les-Belles en Haute-Vienne

Haute-Vienne

Maison de la Gourgauderie

    26 Rue de la Liberté
    87380 Saint-Germain-les-Belles
Crédit photo : Histoirecoco1789 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1684
Changement de propriété
1808
Achat par le général Souham
1815
Qualifiée de « château »
1837
Vente après la mort de Souham
1870
Achat par la famille Gavinet
1992
Inscription aux Monuments historiques
2014
Abrogation de l’inscription
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'arrêté du 27 février 1992 portant inscription au titre des monuments historiques de la maison de La Gourgauderie en totalité (cad. C 604) est abrogé par arrêté du 25 août 2014

Personnages clés

Famille Pinot - Premiers propriétaires connus Possède la maison au XVIIe siècle.
Famille Doudinot - Propriétaires par alliance De 1684 à 1808.
Général Souham - Comte d’Empire et propriétaire Réside dans la maison de 1808 à 1837.
Marie-Joséphine Souham - Duchesse d’Elchingen Fille du général, vend la maison en 1837.
Famille Gavinet - Propriétaires à partir de 1870 Transmet la maison aux Gadaud en 1909.

Origine et histoire

La maison de la Gourgauderie, située à Saint-Germain-les-Belles en Haute-Vienne, est un édifice dont le rez-de-chaussée remonte au XVIIe siècle et le premier étage au XVIIIe siècle. À l’origine propriété de la famille Pinot, elle passe en 1684 par alliance à la famille Doudinot, qui la conserve jusqu’en 1808. Son architecture modeste, avec un corps de logis rectangulaire couvert de tuiles plates, contraste avec son histoire liée à des figures militaires et aristocratiques locales.

En 1808, la maison est acquise par le général Souham, comte d’Empire, qui en fait sa résidence jusqu’à sa mort en 1837. Sous sa propriété, le bâtiment est qualifié de « château » en 1815, bien que sa structure reste celle d’un manoir rural. Après sa mort, sa fille, duchesse d’Elchingen, vend la demeure par adjudication à un avocat de Limoges. Les éléments mobiliers et décoratifs liés au général, conférant au lieu sa valeur patrimoniale, disparaissent progressivement après 1870, dispersés lors des successions.

La maison change plusieurs fois de mains au XIXe et XXe siècles : achetée en 1870 par la famille Gavinet, elle passe en 1909 aux Gadaud, cultivateurs locaux, avant d’être revendue à un certain Gérard Souham. Abandonnée depuis 1973, elle se dégrade rapidement, perdant ses boiseries, ses cheminées sculptées et son mobilier d’époque. Malgré une inscription aux Monuments historiques en 1992, celle-ci est abrogée en 2014 en raison de l’état de vétusté du bâtiment, initialement destiné à abriter un musée dédié au général Souham.

Architecturalement, la maison se compose d’un rez-de-chaussée en pierre et d’un étage en colombage, avec une cave voûtée et des cheminées de granit ornées de l’écusson des Pinaud. Le premier étage desservait quatre appartements complets, tandis que le rez-de-chaussée abritait des pièces de réception, une cuisine avec vaisselier mural, et une salle à manger aux boiseries remarquables. Un passage secret reliait autrefois la cave au donjon voisin de Saint-Germain-les-Belles, ajoutant une dimension mystérieuse à l’édifice.

Extérieurement, la maison présente une façade nord aveugle et une cour pavée de larges dalles, encadrée par des bâtiments agricoles soignés. Une fontaine en pierre trône au centre de la cour, vestige des aménagements d’origine. Le site, accessible par un chemin encaissé, domine une vallée étroite traversée par un ruisseau, dans un paysage typique du Limousin, marqué par des châtaigneraies et des terres en pente. L’abandon progressif a effacé presque toute trace de son passé prestigieux, réduisant le lieu à une ruine charmante mais fragilisée.

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