Dégâts subis Fin du Moyen Âge (≈ 1213)
Endommagée avant réaménagement ultérieur.
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édifiée contre le rempart de Francescas.
XVIe ou XVIIe siècle
Réaménagement majeur
Réaménagement majeur XVIe ou XVIIe siècle (≈ 1750)
Pans de bois refaits, modifications intérieures.
1809–1842
Division en trois propriétés
Division en trois propriétés 1809–1842 (≈ 1826)
Modifications structurelles et ajouts (remises, escalier).
23 décembre 1996
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 23 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison (cad. I 135) : inscription par arrêté du 23 décembre 1996
Personnages clés
Étienne de Vignolles (dit *La Hire*) - Compagnon de Jeanne d’Arc
Attribution traditionnelle (non confirmée) de la construction.
Origine et histoire
La Maison de La Hire est une construction médiévale située au no 7 de la rue Arragegat à Francescas, dans le département de Lot-et-Garonne. Datant initialement du XIVe siècle, elle fut édifiée contre le rempart de la ville. La tradition locale l’attribue à Étienne de Vignolles, dit La Hire, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc. Bien que cette attribution reste incertaine, elle reflète l’importance symbolique du lieu dans la mémoire collective.
Endommagée à la fin du Moyen Âge, la maison fut réaménagée aux XVIe ou XVIIe siècles, conservant des éléments architecturaux remarquables comme une baie géminée, une cheminée à hotte conique, et des pans de bois en croix de Saint-André. Son volume d’origine, avec trois niveaux (dont un dédié au stockage et un autre à l’habitation), témoigne de son usage mixte. Les latrines surplombant les anciens fossés et l’androne séparant la maison de sa voisine soulignent son intégration dans le système défensif urbain.
Entre 1809 et 1842, la demeure fut divisée en trois propriétés, subissant des modifications structurelles (reprises de maçonnerie, ajout d’un escalier extérieur, construction de remises dans les fossés). Ces transformations reflètent les adaptations aux besoins résidentiels modernes. Inscrite aux monuments historiques le 23 décembre 1996, elle illustre aujourd’hui le patrimoine civil médiéval et son évolution à l’époque moderne.
Architecturalement, la maison combine des matériaux typiques de sa période : pierre de taille pour les murs latéraux et le rez-de-chaussée, pans de bois hourdés de torchis pour les étages supérieurs. L’encorbellement et les fenêtres à coussièges rappellent les techniques constructives médiévales, tandis que les remaniements ultérieurs (couverture, cloisonnements) révèlent une occupation continue. Son état actuel, bien que modifié, permet d’appréhender la vie urbaine en Aquitaine aux XIVe–XVIIe siècles.
La localisation de la maison, adossée aux fortifications, suggère un rôle à la fois défensif et résidentiel. Les fossés comblés et les remises ajoutées postérieurement montrent l’évolution du bâti en réponse aux changements socio-économiques, comme la disparition progressive des enceintes urbaines après le Moyen Âge. Aujourd’hui, ce monument offre un témoignage tangible des transitions entre époques, alliant héritage militaire et habitat civil.
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