Construction initiale Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Maison en pierre avec motifs flamands.
XVIIIe siècle
Surélévation et remaniement
Surélévation et remaniement XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout étages en pans de bois.
1938-1941
Enterrement du Robec
Enterrement du Robec 1938-1941 (≈ 1940)
Rivière canalisée et disparue.
5 mars 1962
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 5 mars 1962 (≈ 1962)
Façade et toiture protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue et toiture correspondante : inscription par arrêté du 5 mars 1962 (cad. BK 136)
Personnages clés
Gustave Flaubert - Écrivain
A évoqué la rue dans *Madame Bovary*.
Guy de Maupassant - Écrivain
A décrit le Robec dans *Qui sait ?*.
Drapiers flamands - Artisans immigrants
Influencèrent l’architecture locale.
Origine et histoire
La maison située au 158 rue Eau-de-Robec à Rouen est l’une des deux seules constructions en pierre du début du XVIIe siècle encore debout dans cette rue emblématique. Construite en aplomb sur le Robec, une rivière aujourd’hui enterrée, sa façade en pierre de taille calcaire des deux premiers niveaux est ornée de bossages et de motifs sculptés inspirés de gravures de l’École d’Anvers, introduites par les drapiers flamands installés à Rouen. Ces éléments décoratifs reflètent l’influence artistique et commerciale des communautés flamandes dans la région à cette époque.
Les trois étages supérieurs, en pans de bois, datent du XVIIIe siècle, période à laquelle la maison fut probablement surélevée d’un ou deux niveaux. Les baies des étages supérieurs ont été remaniées à cette même époque, illustrant une évolution architecturale typique des maisons bourgeoises rouennaises. La façade et la toiture ont été inscrites aux Monuments Historiques par arrêté du 5 mars 1962, soulignant son importance patrimoniale.
La rue Eau-de-Robec, où se dresse cette maison, était historiquement un lieu d’activité intense pour les teinturiers, dont les ateliers coloraient les eaux du Robec selon les teintures utilisées. Ce quartier, décrit par des auteurs comme Gustave Flaubert et Guy de Maupassant, était marqué par une atmosphère industrielle et populaire, où se mêlaient odeurs de produits chimiques, activités artisanales et vie ouvrière. La maison de maître drapier témoigne ainsi de l’âge d’or de l’industrie textile rouennaise, avant la disparition progressive du Robec et la transformation urbaine du XXe siècle.
Le Robec, canalisé et enterré entre 1938 et 1941, a laissé place à une rue partiellement piétonne, réhabilitée dans les années 1970. La maison du 158 rue Eau-de-Robec, avec ses éléments architecturaux préservés, offre un rare aperçu de l’urbanisme et des activités économiques qui ont façonné Rouen aux XVIIe et XVIIIe siècles. Son inscription parmi les Monuments Historiques en fait un témoignage précieux de ce patrimoine industriel et artisanal.
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