Fermeture définitive 13 décembre 2001 (≈ 2001)
Fin de son usage comme hôtel de ville.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison (cad. AL 34, lieudit Gustavia) : inscription par arrêté du 1er août 1995, modifié par arrêté du 3 juillet 2006
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire
La Maison des Gouverneurs, construite dans les années 1780 à Gustavia sur l'île de Saint-Barthélemy, illustre l'architecture coloniale de la fin du XVIIIe siècle. Ce bâtiment en pierre volcanique et bois, initialement conçu comme une demeure privée, devint un symbole du pouvoir suédois lors de l'occupation de l'île entre 1785 et 1877. Son soubassement en lave locale liée par un mortier de sable volcanique et de chaux, surmonté d'un étage en bois, reflète les techniques de construction adaptées aux ressources disponibles sur cette île des Antilles.
À partir de 1785, ce bâtiment fut transformé en hôtel des gouverneurs pendant la période suédoise, marquant son importance administrative dans la colonie. La Suède, qui avait acquis Saint-Barthélemy en 1784, en fit un comptoir stratégique pour le commerce transatlantique. Le traité de rétrocession signé le 10 août 1877 entre la couronne suédoise et la France mit fin à cette ère : dès 1878, l'édifice devint l'hôtel de ville de Gustavia, fonction qu'il conserva jusqu'au 13 décembre 2001.
Classée monument historique depuis le 1er août 1995 (avec une modification de l'arrêté en 2006), cette maison incarne aujourd'hui un patrimoine hybride, mêlant influences françaises et suédoises. Après sa fermeture en 2001, des projets envisagent de la reconvertir en maison culturelle suédoise, soulignant son rôle dans l'histoire partagée de l'île. Sa localisation précise, au 22 Rue August Nyman, et sa propriété communale en font un lieu central pour la mémoire locale.
L'architecture de la Maison des Gouverneurs se distingue par sa structure en deux niveaux : un rez-de-chaussée en pierre volcanique, matériau abondant sur l'île, et un étage en bois, technique courante pour les constructions coloniales. Une pièce arrière, initialement réservée aux dépendances, complète l'ensemble. Ces caractéristiques reflètent à la fois les contraintes géologiques de Saint-Barthélemy et les besoins fonctionnels d'une résidence officielle au XVIIIe siècle.
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