Remplacement de la toiture années 1940 (≈ 1940)
Toiture en tôle installée.
milieu du XIXe siècle
Construction de la villa
Construction de la villa milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Par la famille Roussel, style créole.
années 1950
Morcellement du domaine
Morcellement du domaine années 1950 (≈ 1950)
Lotissement des parcelles alentour.
16 février 2024
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 16 février 2024 (≈ 2024)
Protection des façades et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de la maison dite Barrabé-Roubaud ainsi que le jardin en terrasses et le mur de clôture, située 44 rue du Paille-en-Queue, sur les parcelles EI 236 et EI 238, figurant au cadastre section EI, tel que figurant en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 16 février 2024
La maison Barrabé-Roubaud est une villa créole construite au milieu du XIXe siècle, située au Tampon, sur l'île de La Réunion. Implantée en contrebas de la route Hubert-Delisle (dite Ligne des 600), elle suit un plan typique des demeures de l'époque : une varangue centrale (fermée ultérieurement) encadrée de deux cabinets en pavillon, avec des baies en demi-lune. La façade avant est en bardage de planches, tandis que les côtés sont en bardeaux. À l'arrière, une seconde varangue complète l'ensemble. Construite en bois, sa toiture en tôle date des années 1940.
La propriété appartenait initialement à la famille Roussel, qui l'a édifiée dans le quartier de « La Pointe » ou « Petit Tampon », un lieu prisé au XIXe siècle pour les résidences secondaires des familles aisées de Saint-Pierre. La maison a changé de mains à plusieurs reprises (familles Caillot, Bertaut, Deltel, Barrabé, puis Roubaud) et faisait partie d'un domaine plus vaste, morcelé à partir des années 1950. Les parcelles environnantes ont été loties progressivement, réduisant l'emprise originale.
Classée Monument Historique en 2024, la protection couvre les façades, toitures, le jardin en terrasses et le mur de clôture. Ces éléments reflètent l'adaptation des élites locales aux contraintes climatiques et sociales de l'époque, mêlant influence créole et besoins de villégiature. La maison témoigne ainsi de l'évolution architecturale et urbaine de La Réunion au XIXe siècle, marquée par l'essor des résidences secondaires pour les familles bourgeoises de la côte.
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