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Maison forte d'Agencourt en Côte-d'or

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Maison forte

Maison forte d'Agencourt

    4 Rue du Lavoir
    21700 Agencourt
Propriété d'une société privée
Crédit photo : Sdo216 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1280
Première mention féodale
1643
Construction de l'écurie
vers 1650
Reconstruction du XVIIe siècle
1947
Création de la maison familiale rurale
9 janvier 1991
Classement monument historique
2009-2014
Extension moderne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ecuries (cad. B 646) : inscription par arrêté du 9 janvier 1991

Personnages clés

Nicolas de Corberon - Seigneur féodal Détient les dîmes en 1280.
Famille de Vichy - Propriétaires au XVe siècle Possession seigneuriale avant les Saint-Martin.
François de Saint-Martin - Dernier héritier direct Décède sans descendance en 1705.
Gabrielle-Claudine-Marguerite de Saint-Martin - Héritière par mariage Épouse le marquis de Spada en 1710.
Abbé Bart - Fondateur de l'école rurale Initiateur de la maison familiale en 1947.

Origine et histoire

La maison forte d'Agencourt, située dans le village éponyme en Côte-d'Or, trouve ses origines au XIIIe siècle comme centre de la seigneurie locale. Reconstruite vers 1650, elle évolue d’une forteresse médiévale dotée de fossés, de tours et d’un pont-levis à un relais de chasse au XVIIe siècle. Les vestiges actuels incluent une tour ronde, des bâtiments du début du XVIIe siècle, et une écurie de 1643, inscrite aux monuments historiques en 1991 pour ses voûtes et colonnettes caractéristiques.

Au fil des siècles, la seigneurie d’Agencourt change de mains : détenue par la famille de Vichy au XVe siècle, puis par les Saint-Martin jusqu’en 1705, elle passe ensuite aux marquis de Spada par mariage en 1710. Parmi les propriétaires ultérieurs figurent les familles Pelletier de Cléry, Du Plessis, et Desormes-Duplessis jusqu’à la Révolution. Le site, transformé en noviciat au XIXe siècle puis en maison familiale rurale au XXe, conserve des éléments défensifs comme une cave voûtée percée de canonnières, témoin de son passé médiéval.

Le château se compose d’une plate-forme ceinte de fossés, fermée par des bâtiments au sud-est et ouverte sur une basse-cour à l’est. Les restaurations récentes (années 2000) ont permis de déblayer les douves et de consolider les structures en réemployant des matériaux traditionnels (pierre, chêne). Une extension de 510 m2 a été ajoutée entre 2009 et 2014, tout en préservant des éléments historiques comme un blason martelé de 1607 et des tours plongeant dans les fossés.

L’écurie du XVIIe siècle, classée monument historique, illustre l’architecture utilitaire de l’époque avec ses voûtes plein cintre soutenues par des colonnettes. Le site, aujourd’hui propriété privée, a abrité une école rurale depuis 1947, devenue mixte en 1993. Son histoire reflète les transformations successives d’un édifice seigneurial en un lieu dédié à l’éducation et à la préservation du patrimoine local.

Liens externes