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Maison forte de Compey-Lucinge en Haute-Savoie

Haute-Savoie

Maison forte de Compey-Lucinge

    65 Route de la Grotte aux Fées
    74500 Féternes

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1325
Acquisition par les Compey
1346
Investiture de Jean de Compey
1459
Jean de Compey châtelain
1492
Reconnaissance des biens
XIVe–XVIe siècles
Période de construction et remaniements
1930
Incendie du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean de Compey (petit-fils de Pierre) - Seigneur de Féternes Investi des biens en 1346.
Guillaume de Compey - Vidomne de Féternes Fils de Jean, épouse Henriette.
Jean de Compey (arrière-petit-fils) - Châtelain et écuyer Nommé en 1459 et 1465.
Louis et Antoine de Compey - Héritiers seigneuriaux Reconnaissent les biens en 1492.

Origine et histoire

La maison forte de Compey-Lucinge, initialement appelée château de Compey puis château de Lucinge, est une construction médiévale érigée au XIVe siècle, profondément transformée aux XVe et XVIe siècles. Située sur la commune de Féternes (Haute-Savoie), elle se dresse au cœur du bourg de Châteauvieux, face à l’ancienne église, et jouait un rôle stratégique en défendant l’entrée orientale de ce bourg fortifié. Son architecture combine un plan rectangulaire irrégulier et plusieurs tours (une carrée, les autres rondes), organisées autour d’une cour centrale selon un schéma en U.

L’histoire du château est liée à la famille de Compey, qui acquiert une partie de la seigneurie de Féternes en 1325. Jean de Compey, petit-fils de Pierre, est investi des droits seigneuriaux en 1346 après avoir épousé Léone de Féternes. Son descendant, Jean de Compey (arrière-petit-fils), devient châtelain d’Évian-Féternes en 1459 et écuyer du duc Louis Ier de Savoie en 1465, confirmant la puissance locale de la lignée. En 1492, ses fils Louis et Antoine reconnaissent à leur tour les biens familiaux. Le monument, remanié à plusieurs reprises, subit un incendie dévastateur en 1930.

Le site illustre l’architecture militaire savoyarde du Moyen Âge tardif, marquée par des adaptations successives aux besoins défensifs et résidentiels. Les corps de bâtiment, modifiés aux XVe et XVIe siècles, reflètent cette évolution. Bien que partiellement détruit, le château reste un témoignage des dynamiques seigneuriales et des conflits locaux en Chablais, région frontalière entre le duché de Savoie et la Suisse actuelle.

Les sources historiques, comme les travaux de Laurent d’Agostino ou Amédée de Foras, soulignent son importance dans le réseau castral de Haute-Savoie. Le château est également cité dans des ouvrages spécialisés sur l’armorial savoyard et les fortifications genevoises, confirmant son statut de monument emblématique de la région.

Liens externes