Frise chronologique
1266
Témoignage de Martin de Montou
Témoignage de Martin de Montou
1266 (≈ 1266)
Acte à Yenne avec Amédée de Gémilieu.
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Première mention de la maison forte.
1440-1444
Possession des Montou
Possession des Montou
1440-1444 (≈ 1442)
Philibert et Amédée de Montou cités.
1471-1600
Ère des Champrond
Ère des Champrond
1471-1600 (≈ 1536)
Famille conserve le fief jusqu’au XVIIe.
27 janvier 1794
Arrêté de démantèlement
Arrêté de démantèlement
27 janvier 1794 (≈ 1794)
Ordre révolutionnaire de destruction.
1er avril 1794
Début des démolitions
Début des démolitions
1er avril 1794 (≈ 1794)
Mission de Maxime Sevez.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Martin de Montou - Seigneur et témoin |
Cité en 1266 à Yenne. |
| Philibert de Montou - Membre de la famille |
Mentionné en 1440. |
| Amédée de Montou - Dernier Montou connu |
Présent en 1444. |
| Jacques de Champrond - Nouveau seigneur |
Cité en 1471 et 1580. |
| Claude de Champrond - Noble savoyard |
Acte de fidélité en 1483. |
| Maxime Sevez - Envoyé révolutionnaire |
Supervise la démolition en 1794. |
Origine et histoire
La maison forte de Monthoux, aussi appelée maison forte de Montou, est un édifice du XIIIe siècle dont les ruines subsistent sur la commune de Saint-Jean-de-Chevelu, en Savoie. Elle se dresse sur une plate-forme au hameau de Monthoux, à environ un kilomètre au nord-nord-est du bourg. Ce monument illustre l’architecture défensive locale de l’époque médiévale, typique des maisons fortes savoyardes.
La maison forte est mentionnée pour la première fois au XIIIe siècle comme propriété de la famille de Montou. En 1266, Martin de Montou apparaît comme témoin dans un acte à Yenne, aux côtés d’Amédée de Gémilieu. Au XVe siècle, des membres de cette famille, comme Philibert de Montou (1440) et Amédée de Montou (1444), sont cités dans des documents officiels. Après cette période, la famille semble s’éteindre, laissant place à celle de Champrond, originaire d’un hameau voisin.
Les Champrond conservent la maison forte jusqu’à la Révolution française. Plusieurs membres de cette lignée sont attestés : Jacques de Champrond (1471), Claude de Champrond (1483), Pompée de Champrond (1484 et 1600), et Louis de Champrond (vers 1560). Ces nobles rendent hommage aux ducs de Savoie, comme en témoigne un acte de fidélité de 1483 envers Charles Ier. Le fief retourne finalement au duc après la disparition des Champrond.
La maison forte est démantelée en 1794, conformément à un arrêté révolutionnaire visant la destruction des symboles féodaux. Le 1er avril 1794, Maxime Sevez, envoyé par l’agent national de Chambéry, ordonne sa démolition, la désignant alors sous le nom de château de Champrond. Les vestiges abritaient encore des bâtiments agricoles vers 1950, marquant leur réutilisation post-médiévale.
Ce monument reflète les dynamiques seigneuriales de la Savoie médiévale, entre héritages familiaux, alliances et transformations politiques. Son histoire s’inscrit dans celle des maisons fortes, édifices à la fois résidentiels et défensifs, caractéristiques du paysage rural savoyard avant leur déclin à l’époque moderne.