Première occupation seigneuriale Xe siècle (≈ 1050)
Installation d'un lieu de défense à Beaufort.
1355
Rattachement à la Savoie
Rattachement à la Savoie 1355 (≈ 1355)
Beaufort et le Beaufortain intègrent le comté.
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Période de construction de la maison-forte.
1756
Travaux attestés
Travaux attestés 1756 (≈ 1756)
Date inscrite sur la poutre faîtière.
XVIIIe siècle
Rénovations et extension
Rénovations et extension XVIIIe siècle (≈ 1850)
Travaux par la famille Blanc.
1860
Rattachement à la France
Rattachement à la France 1860 (≈ 1860)
La Savoie devient française.
2022
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2022 (≈ 2022)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison forte dite maison Blanc, avec sa parcelle, située 1 rue du Sommet-de-Ville, sur la parcelle n° 436, figurant au cadastre section B : inscription par arrêté du 25 janvier 2022
Personnages clés
Béatrice de Faucigny - Seigneure et acquéreuse
Acheta les biens des sires de Beaufort.
Pierre Blanc (1806–1896) - Député et propriétaire
Surnommé « le vieil Allobroge », figure politique.
Origine et histoire
La maison-forte dite maison Blanc, située à Beaufort en Savoie, est un édifice construit sur un axe nord-ouest/sud-est, parallèlement à la pente du terrain. Son accès principal se fait au pied d’une tour, caractéristique des maisons bourgeoises de la région. La toiture, en double pente et recouverte de tôle (sauf la tour, en ardoises), ainsi que les façades crépies, reflètent des aménagements successifs. Le bâtiment se divise en trois parties : une section rectangulaire ancienne au sud-est, un corps central avec une tour abritant un escalier en colimaçon, et une extension du XVIIIe siècle. Une poutre faîtière porte l’inscription « 1756 », témoignant de travaux de cette époque.
Le quartier des tours, où se dresse la maison, doit son nom aux nombreuses demeures bourgeoises dotées de tours, symboles de privilèges anciens. Beaufort, vallée enclavée mais stratégique, fut un lieu d’occupation dès le Xe siècle, avec des seigneurs locaux et les archevêques de Tarentaise y possédant des biens. Au XIVe siècle, la région passe sous le contrôle du comté de Savoie, confirmant les franchises des habitants. La maison-forte, peut-être liée à l’archevêché, devient au XVIIIe siècle la propriété de la famille Blanc, des notaires influents. Pierre Blanc (1806–1896), surnommé « le vieil Allobroge », en est la figure marquante : député sarde puis français après le rattachement de la Savoie à la France en 1860.
L’édifice, entouré de l’église Saint-Maxime et d’autres maisons anciennes, est bordé d’un jardin en terrasses. Ses intérieurs, remaniés à plusieurs reprises, illustrent une occupation continue et des adaptations aux besoins des propriétaires successifs. Classée Monument Historique en 2022, la maison Blanc incarne l’évolution architecturale et sociale de Beaufort, entre héritage médiéval et transformations modernes.