Frise chronologique
1579
Changement de propriété
Changement de propriété
1579 (≈ 1579)
Passage probable aux Mareste après les Seyssel.
1630
Résidence d'un Bavoz
Résidence d'un Bavoz
1630 (≈ 1630)
Un seigneur d’Oncieu de cette famille y vit.
1er octobre 1675
Réunion de la noblesse
Réunion de la noblesse
1er octobre 1675 (≈ 1675)
Laurent de Bavoz assiste à Yenne.
1730
Résidence de Charles Philibert de Bavoz
Résidence de Charles Philibert de Bavoz
1730 (≈ 1730)
Avec son épouse Anne de Saint-Martin.
Après 1789
Transfert post-révolutionnaire
Transfert post-révolutionnaire
Après 1789 (≈ 1789)
Passage à la famille Dupasquier.
1907
Dernières observations des vestiges
Dernières observations des vestiges
1907 (≈ 1907)
Mentionnés par Jean Létanche.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Laurent de Bavoz - Seigneur du Villaret |
Assiste à la réunion noble de 1675. |
| Charles Philibert de Bavoz - Seigneur et résident en 1730 |
Fils de Laurent, épouse Anne de Saint-Martin. |
| Anne de Saint-Martin - Épouse de Charles Philibert |
Veuve du sire de Gerbaix. |
| Jean Létanche - Historien local |
Documente les vestiges en 1907. |
Origine et histoire
La maison forte du Villaret était le chef-lieu de la seigneurie éponyme, située dans le hameau du Villaret, sur la commune de Meyrieux-Trouet (Savoie). En 1907, ses vestiges étaient encore observables, bien que partiellement ruinés. Ce monument incarnait le pouvoir local d’une petite noblesse savoyarde, typique des maisons fortes disséminées dans la région à l’époque moderne.
Le fief du Villaret changea plusieurs fois de mains entre les XVIe et XVIIIe siècles. Il appartint probablement d’abord à la famille de Seyssel, puis aux Mareste après 1579, avant de passer aux Bavoz, une branche noble locale. En 1630, un membre de cette famille, seigneur d’Oncieu, y résidait. Le site fut aussi le cadre de rassemblements aristocratiques, comme en 1675, lorsque Laurent de Bavoz, seigneur du Villaret, assista à Yenne à une réunion de la noblesse du petit Bugey pour l’avènement du duc Victor-Amédée II de Savoie.
Au XVIIIe siècle, la maison forte abritait Charles Philibert de Bavoz et son épouse, Anne de Saint-Martin, veuve du sire de Gerbaix. Après la Révolution française, le domaine échoit à la famille Dupasquier, originaire de la région. Ce transfert marque la fin de son rôle seigneurial, reflétant les bouleversements politiques de l’époque. Les sources historiques, comme les travaux de Jean Létanche (1907), documentent son déclin progressif jusqu’au début du XXe siècle.
Architecturalement, la maison forte du Villaret illustre le modèle des résidences fortifiées savoyardes, conçues à la fois pour l’habitation et la défense. Bien que ses caractéristiques précises ne soient pas détaillées dans les sources, ces édifices jouaient un rôle central dans l’organisation féodale locale, servant de lieu de résidence, de gestion seigneuriale et parfois de refuge. Leur disparition progressive au fil des siècles s’explique par l’évolution des structures politiques et sociales, ainsi que par l’abandon des systèmes féodaux.
Les références bibliographiques, notamment les ouvrages de Michèle Brocard (1995) et Jean Létanche (1907), soulignent l’importance de ces maisons fortes dans le paysage historique savoyard. Elles témoignent d’une époque où la noblesse locale exerçait une influence directe sur les territoires ruraux, avant que les réformes révolutionnaires ne transforment radicalement leur statut et leur usage.