Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Maison à Bagneux dans les Hauts-de-Seine

Maison

    10 Place de la République
    92220 Bagneux
Propriété d'une association

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1760
Construction du presbytère
1793
Vente comme bien national
1808
Cession à Masséna
1862
Agrandissement majeur
1900
Modification par Girandier
1990
Inscription du boudoir
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Boudoir du premier étage (cad. AB 7) : inscription par arrêté du 13 décembre 1990

Personnages clés

François de Chabannes de Rhodes - Curé de Bagneux Commanditaire du presbytère en 1760.
Maréchal Augereau - Acquéreur en 1793 Propriétaire après la vente nationale.
Général Masséna - Propriétaire en 1808 Y logea Eugénie Renique.
M. Girandier - Maître-carrier (1900) Modifia la façade avec des Tuileries.
Eugénie Renique - Danseuse d’opéra Occupante du boudoir en 1808.

Origine et histoire

La maison située à Bagneux, construite au 1er quart du XIXe siècle, trouve ses origines dans un presbytère édifié en 1760 par François de Chabannes de Rhodes, alors curé de la paroisse. Ce bâtiment religieux, vendu comme bien national en 1793, passe entre les mains de figures militaires marquantes : d’abord le maréchal Augereau, qui le cède en 1808 au général Masséna. Ce dernier y installe Eugénie Renique, danseuse d’opéra, et fait aménager un boudoir orné de peintures la même année. Ces premiers usages profanes contrastent avec sa vocation initiale.

En 1862, la maison subit d’importants travaux d’agrandissement, avec l’ajout d’ailes couvertes en terrasse. Elle redevient brièvement un presbytère avant d’être acquise en 1900 par M. Girandier, maître-carrier. Ce dernier modifie la façade sur jardin en y intégrant des vestiges du château des Tuileries, qu’il reconstitue à l’identique. Ces éléments, combinés aux restaurations ultérieures (2e moitié du XXe siècle), confèrent au lieu un caractère patrimonial hybride, mêlant histoire religieuse, militaire et artisanale.

Aujourd’hui, la maison appartient au diocèse de Nanterre et abrite la communauté des augustins. Seul le corps central subsiste de l’ancien presbytère, tandis que les ailes et la façade reflètent les transformations des XIXe et XXe siècles. Le boudoir du premier étage, inscrit aux Monuments Historiques en 1990, témoigne de son passé fastueux sous l’Empire. L’édifice illustre ainsi les mutations fonctionnelles et stylistiques d’un patrimoine local riche et méconnu.

Liens externes