Construction du cellier voûté XIIe siècle (≈ 1250)
Origine du cellier roman
XIIIe siècle
Édification de la cave
Édification de la cave XIIIe siècle (≈ 1350)
Voûtes d’arêtes et chapiteaux
1972
Classement de la cave
Classement de la cave 1972 (≈ 1972)
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cave dite de l'Enfer (cad. AC 88) : inscription par arrêté du 27 avril 1972
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur
Origine et histoire
La maison de la Croix verte est un édifice emblématique situé dans le centre-ville de Dol-de-Bretagne, au 18 de la Grande-Rue-des-Stuarts. Ce monument, dont la cave voûtée dite cave de l’Enfer remonte au XIIIe siècle, illustre l’architecture médiévale bretonne. Les colombages visibles aujourd’hui datent quant à eux du XVIe siècle, témoignant des transformations ultérieures du bâtiment. La cave, classée au titre des monuments historiques depuis le 27 avril 1972, se distingue par ses voûtes d’arêtes retombant sur des piles rondes ornées de chapiteaux en granit à motifs végétaux.
L’édifice conserve également des traces d’une ancienne maison à porche du XVe siècle, ainsi qu’un cellier voûté du XIIe siècle, suggérant une occupation continue et des réaménagements successifs. Un couloir présente un enfoncement en cintre surbaissé, encadré d’un arc à volutes imitant un enfeu, élément architectural rare. Les colonnes géminées de la cave pourraient provenir de l’ancien cloître de la cathédrale de Dol, hypothèse renforcée par leur style et leur matériau. Des fouilles archéologiques bénévoles ont été menées sur les parties adventices nord-est, révélant un potentiel historique encore inexploré.
La maison de la Croix verte s’inscrit dans un contexte urbain médiéval marqué par le commerce et l’artisanat, typique des villes bretonnes de l’époque. Dol-de-Bretagne, alors place forte et religieuse, voyait coexister habitations, ateliers et lieux de stockage comme cette cave. L’édifice reflète ainsi les adaptations architecturales liées aux besoins économiques et sociaux, tout en conservant des éléments roman tardif. Son classement partiel (seule la cave est protégée) souligne l’importance de préserver ces vestiges, tout en invitant à des études approfondies pour en éclairer l’histoire complète.
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